Attentats à Paris – Les syndicats policiers brandissent la menace d'un préavis de grève

La réunion du Comité Supérieur de Concertation, qui rassemblait mercredi matin les autorités politiques et les syndicats policiers reconnus à la suite des attentats de Paris, a tourné court. Les syndicats policiers menacent de déposer un préavis de grève si le ministre de l’Intérieur Jan Jambon ne vient pas lors de la prochaine réunion prévue vendredi avec des propositions concrètes. “Grande fut notre surprise de constater que seule à l’ordre du jour, une dérogation au temps de travail nous était proposé à la concertation”, indique Stéphane Deldicque, secrétaire permanent à la CSC-Services Publics. “La réunion s’est tenue en l’absence du ministre qui, au même moment annonce un doublement des capacités de la réserve fédérale”, s’insurge-t-il. “Le représentant du ministre n’a répondu à aucune de nos questions. Nous n’avons donc pas voulu assister à ce simulacre de concertation.”

De son côté le SLFP-Police a exigé lors de cette réunion la somme de 100 millions d’euros pour la police intégrée “pour stabiliser le cadre du personnel et refournir les services en matériels.” “La réponse fut décevante”, note Vincent Gilles, président national du SLFP-Police. “On prend note et on communiquera au ministre qui vous répondra (peut-être) vendredi, nous a-t-on répondu.”

Une nouvelle réunion est prévue vendredi à 13h30. “Nous exigeons la présence du ministre et qu’il vienne avec des mesures concrètes”, réclame Stéphane Deldicque. “Nous ne pouvons pas exclure le dépôt d’un préavis de grève si nous n’obtenons pas de réponses concrètes à nos demandes.” “S’exprimer dans la presse n’y suffit pas. Il faut maintenant des actes cadrant avec la réalité! “, conclut Vincent Gilles.