Armes chimiques: le ministre français de la Défense relativise le risque

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé dimanche qu’une attaque chimique ou bactériologique faisait “partie des risques” que court la France mais que “toutes les précautions sont prises” pour l’éviter. Evoquant une “guerre nouvelle” et l'”imagination macabre” des donneurs d’ordre des attentats, le Premier ministre français Manuel Valls, avait mis en garde jeudi contre “le risque d’armes chimiques ou bactériologiques”.

En évoquant ces armes, le Premier Ministre “a évoqué la liste des menaces contre lesquelles nous devons prémunir globalement et cela fait partie des risques que nous devons prendre en considération”, a souligné dimanche Jean-Yves Le Drian lors d’un entretien sur la radio Europe 1 et la chaîne iTELE.

Mais “c’est très compliqué d’utiliser l’arme chimique à partir d’un territoire sur un autre”, a nuancé le ministre de la Défense, en assurant que “toutes les précautions sont prises pour éviter ce type de risque”.

Le gouvernement a autorisé en urgence, dans un arrêté publié samedi, la pharmacie des armées à distribuer un antidote aux armes chimiques à des services d’urgence civils en France.

Ce produit anti-produits neurotoxiques, le sulfate d’atropine, est mis à disposition en raison du “risque d’attentats terroristes”, dans le contexte de la conférence sur le climat COP21 qui réunira plus d’une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, selon cet arrêté signé par le directeur général de la santé.