Après Beaune, le festival du film policier se tient en ligne

Le Festival international du film policier va tenir sa prochaine édition en ligne, du 26 au 30 mai, après avoir acté son divorce d’avec la ville de Beaune (Côte-d’Or) où il se déroulait depuis une douzaine d’années. La 38e édition du festival, qui souhaite annoncer prochainement la ville où il se tiendra en 2022, présentera cette année, en ligne, vingt films internationaux dont neuf en compétition officielle.

Parmi ces derniers, un français, “Boîte noire” de Yann Gozlan avec deux jeunes trentenaires prometteurs, Pierre Niney et Lou de Laâge, imaginant une enquête après le crash dans les Alpes d’un avion Dubaï-Paris.

Concourent également “Berlin Alexanderplatz”, adaptation dans la capitale allemande d’aujourd’hui du roman d’entre-deux guerres d’Alfred Döblin, par le réalisateur germano-afghan Burhan Qurbani, deux films de réalisateurs iraniens trentenaires (“La loi de Téhéran” de Saeed Roustaee et “The Slaughterhouse” d’Abbas Amini)…

En sélection parallèle (“Sang Neuf”), les festivaliers virtuels pourront voir “La Troisième Guerre”, de Giovanni Aloi, qui suit une patrouille de soldats de Sentinelle entre paranoïa et frustration, avec Karim Leklou, Anthony Bajon et Leïla Bekhti, ou “Vaurien”, de Peter Dourountzis, ou l’errance glaciale et dérangeante d’un marginal dans une ville du midi, porté par Pierre Deladonchamps.

Comme le festival du film fantastique de Gérardmer, qui a les mêmes organisateurs, celui du film policier est accessible à tous moyennant l’achat d’un pass à 40 euros ou à la séance (5 euros), sur un écran d’ordinateur ou de cinéma. Le nombre de places est limité.

Le festival international du film policier s’est d’abord tenu à Cognac (Charente) de 1982 à 2007, avant de déménager à Beaune en 2008. La dernière édition à été annulée à cause de la crise sanitaire et un contentieux est en cours entre la ville et les organisateurs qui reprochent à la collectivité la façon dont leur collaboration s’est achevée.