Si leur nombre global reste stable, leur implantation est très inégale selon les zones.
Dans des communes densément urbanisées comme Saint-Josse, Schaerbeek ou Molenbeek, la restauration rapide frôle toutefois les 20 %, contre à peine 4 à 6 % dans des communes plus résidentielles. Les pôles commerciaux sont particulièrement touchés : la rue Neuve concentre à elle seule plus d’un quart de fast-foods, alimentant les critiques sur les nuisances, les déchets et l’uniformisation de l’offre.
Sur le plan réglementaire, la marge de manœuvre reste étroite. La liberté d’implantation commerciale et le cadre européen limitent fortement les possibilités d’interdire de nouveaux établissements, sauf motifs précis liés à la santé publique ou à l’environnement urbain. Quelques moratoires ciblés ont toutefois vu le jour pour préserver la diversité commerciale.
Dans un contexte économique marqué par la baisse de fréquentation, le télétravail et l’e-commerce, la saturation commerciale complique encore la situation. Faute de base légale claire, certaines communes explorent des solutions alternatives, comme des règlements de police ou l’instauration de taxes spécifiques sur les fast-foods, une piste suivie de près par d’autres autorités locales.