Comment expliquer la pénurie d’enseignants ? Les avis divergent entre Alain Deneef et Valérie Denayer
Le métier d’enseignant est en forte pénurie en Fédération Wallonie-Bruxelles et les nouvelles mesures qui risquent de rentrer en vigueur dans l’enseignement, n’arrangent rien. Alain Deneef, député du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Valérie Denayer, secrétaire de l’Interrégionale Bruxelloise – CGSP enseignement, sont revenus sur les conditions de travail des enseignants lors de l’émission Bonsoir Bruxelles de ce mercredi.
Les échanges se sont un peu échauffés lors du débat dans Bonsoir Bruxelles entre la secrétaire de l’Interrégionale Bruxelloise – CGSP, Valérie Denayer et Alain Deneef, député du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Les deux invités du débat n’ont pas réussi à s’entendre concernant l’impact des différentes mesure de la FWB sur l’attractivité du métier d’enseignant. “Il y a une pénurie, elle est là. Si on veut réduire cette pénurie et la traiter, la première chose à faire est de chouchouter ceux qui sont en place. Les conditions dans lesquelles l’enseignement se fait aujourd’hui, font que les gens ne veulent plus y venir“, déclare Valérie Denayer.
En réponse à cela, le député régional, Alain Deneef, évoque un problème plus systémique : “Tout le monde sait que cette pénurie est un phénomène européen. Il y a un désamour relatif au métier d’enseignant mais ce n’est pas propre à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce manque d’attractivité est présent depuis 10 ou 15 ans, bien avant les réformes que nous portons aujourd’hui“.
Un rassemblement, organisé par la CSC-Enseignement, est déjà prévu le 25 janvier prochain à la Gare du Nord pour dénoncer les nouvelles mesures prévues par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
■Interview de Valérie Denayer et Alain Deneef dans Bonsoir Bruxelles, au micro de Fabrice Grosfilley et de Jamila Saidi M’rabet
La Rédaction