Un projet pilote dans plusieurs écoles pour briser le tabou des règles

Une école de Ganshoren est concernée par ce projet.

“Sang Stress. Les règles c’est naturel.” Avec ce projet-pilote, Wallonie-Bruxelles Enseignement veut briser le tabou entourant les menstruations mais aussi lutter contre la précarité menstruelle, ont présenté jeudi les responsables de ce pouvoir organisateur à Gosselies (Charleroi), en présence de la ministre francophone de l’Éducation, Caroline Désir.

La première phase du projet impliquera cinq établissements scolaires et deux internats, à savoir les athénées royaux Les Marlaires à Gosselies, de Rixensart-Wavre, Paul Brusson, de Ganshoren et d’Ardenne-Hautes Fagnes. Des distributeurs de protections menstruelles certifiées 100% bio et entièrement gratuites y seront installés tandis que les élèves, filles comme garçons, bénéficieront de sessions d’information.

Cette première phase court de janvier à juin 2023. Elle servira notamment à tester différentes localisations pour les distributeurs de protections menstruelles ainsi que diverses formes de sensibilisation des élèves. À cet égard, Wallonie-Bruxelles Enseignement a décidé de s’appuyer, dans certains cas, sur l’ASBL Bruzelle et, dans d’autres, sur les centres psycho-médico-sociaux (PMS).

Une deuxième phase, impliquant davantage d’établissements, est prévue pour septembre 2023. L’objectif est de généraliser le dispositif à la rentrée scolaire 2024.

Ce projet a des visées sociale, économique mais aussi pédagogique, a souligné Julien Nicaise, administrateur général de Wallonie-Bruxelles Enseignement, faisant notamment référence au tabou qui entoure encore les menstruations et à la charge mentale qui repose sur les filles.

Belga