Un piéton accidenté sur trois se trouvait sur un passage pour traverser la route
Un piéton sur trois impliqué dans un accident ces dix dernières années a été heurté par un véhicule alors qu’il traversait sur un passage, rapporte l’institut Vias lundi. Il rappelle aux conducteurs qu’il est primordial de respecter les règles de priorité et de ralentir à proximité de ces infrastructures.
En avril 1996, le code de la route était modifié pour accorder la priorité aux piétons engagés sur un passage et à ceux qui sont sur le point de s’engager. Trente ans plus tard, une enquête menée dans 11 pays européens sur les comportements dangereux des différents usagers démontre que la règle n’est pas toujours respectée.
Plus de neuf piétons belges sur dix (92%) engagés sur un passage se disent régulièrement empêchés de traverser par un automobiliste qui ne s’arrête pas, une proportion supérieure à la moyenne européenne (89%).
Vias ajoute qu’un piéton sur trois impliqué dans un accident l’est alors qu’il traverse la chaussée sur un passage (protégé ou non par des feux). Cela représente plus de 14.000 victimes ces dix dernières années.
“Dans la pratique, certains conducteurs sont réticents à s’arrêter, probablement pour ne pas perdre de temps ou parce qu’ils sont distraits”, explique l’institut. “Ils manquent non seulement de courtoisie, mais commettent également une infraction au code de la route.”
Plus d’un piéton accidenté sur cinq (22%) a en revanche été heurté par un véhicule alors qu’il traversait en dehors d’un passage qui se trouvait à moins de 30 mètres. Les piétons sont tenus de l’emprunter s’il se situe à moins de 20 mètres environ, rappelle Vias.
Malgré la priorité, l’institut invite les piétons à traverser à un endroit dégagé, à tenir compte des véhicules qui approchent, à s’assurer d’un contact visuel avec le conducteur et à rester sur leurs gardes, en évitant d’utiliser leur GSM par exemple.
Belga