“Un cas extrêmement marginal”: l’intercommunale s’explique après le dépôt clandestin d’un véhicule floqué Sibelga
Des images largement diffusées sur les réseaux sociaux samedi soir ont suscité l’émoi dans le quartier de la rue Prévinaire, à Anderlecht. On y voit deux individus en train de décharger une camionnette portant le logo de Sibelga, avant de déposer une cinquantaine de sacs de gravats sur le trottoir, à proximité de bulles à verre.
La vidéo, filmée par une habitante du quartier, a rapidement circulé en ligne et alerté les autorités communales. Une enquête a été ouverte et un procès-verbal a été dressé par la police.
Contactée par BX1, Sibelga affirme qu’il ne s’agit pas d’un acte récent imputable à ses activités actuelles, mais d’un cas ancien remontant à 2023, impliquant un véhicule initialement déclaré en perte totale. Selon Serena Galeone, porte-parole de l’entreprise, la procédure habituelle dans ce type de situation consiste à revendre le véhicule via un expert-courtier afin qu’il soit envoyé à la casse et démonté.
La porte-parole précise toutefois qu’un dysfonctionnement serait intervenu dans ce dossier : “Il s’agit d’un cas isolé qui s’est produit en 2023 concernant un véhicule déclaré en perte totale. La procédure habituelle dans ce type de situation consiste à revendre le véhicule via un expert-courtier, afin qu’il soit envoyé à la casse, désossé et revendu en pièces détachées.”
Elle ajoute que le véhicule n’aurait pas été correctement retiré des registres de l’entreprise : “Dans ce dossier précis, le véhicule aurait toutefois été réparé par un garage alors qu’il n’aurait pas dû l’être. Il n’aurait pas été défloqué, une étape administrative pourtant essentielle lorsqu’un véhicule quitte le parc de l’entreprise.”
Des procédures renforcées depuis l’incident
Sibelga assure avoir revu ses processus internes à la suite de cet épisode. “À la suite de cet incident, Sibelga a revu ses procédures internes. Désormais, tout véhicule sortant de l’entreprise doit obligatoirement être défloqué. Il s’agirait d’un cas extrêmement marginal, représentant environ 0,1 % des sorties de flotte, qui serait passé entre les mailles du filet.”
Selon l’entreprise, le véhicule aurait ensuite changé de propriétaire après une disparition de la circulation, avant de réapparaître récemment dans des circonstances encore à clarifier.
Face à la diffusion des images, Sibelga a annoncé avoir déposé plainte pour atteinte à son image. La commune d’Anderlecht et l’entreprise envisagent également de se constituer partie civile. “C’est tolérance zéro”, a confirmé Achille Vandyck, l’échevin en charge. “Tous les éléments ont été donnés à la police et nous aurons accès au dossier au moment venu. La commune lutte depuis longtemps contre ce type de phénomène. Par m3, l’amende est de 2500 euros. A vue d’oeil, il y a au moins 8 m3. L’amende est même doublée en cas de récidive.”
La police a de son côté dressé procès-verbal. L’auteur des dépôts sauvages encourt une amende pouvant aller de 20.000 à 25.000 euros, selon les barèmes communaux, et des poursuites judiciaires restent possibles.
Rédaction