Service minimum dans les prisons: la CGSP dénonce une “trahison” de la ministre Verlinden
Le syndicat socialiste CGSP a dénoncé samedi une “trahison” de la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, après l’approbation par le Conseil des ministres de l’arrêté royal permettant la mise en oeuvre d’un service minimum dans les prisons, en cas de grève notamment.
Les syndicats viennent de signer un accord avec la directrice générale des prisons, Mathilde Steenbergen, pour définir les besoins en matière d’effectifs minimaux les jours de grève, relève Gregory Wallez, secrétaire fédéral CGSP Ministères et de l’interrégionale wallonne du syndicat.
“La démarche de la ministre dénigre gravement l’engagement des syndicats vis-à-vis de l’administration pénitentiaire et d’un seul coup l’autorité de Mathilde Steenbergen”, dit-il.
La CGSP rappelle que les syndicats ont donné leur accord en début d’année pour un plan visant à rendre le travail en prison plus attrayant, et plus sûr, mais que ce plan n’est pas encore en oeuvre (il doit l’être d’ici 2029).
Les conditions de travail restent très difficiles pour le personnel pénitentiaire, tantôt victimes de violences commises par des détenus “enfermés comme des bêtes en cage”, tantôt subissant des pressions dans leur vie privée “de la part de barons de la drogue incarcérés”.
“Plutôt que de travailler à mettre en œuvre le plan social dans les plus brefs délais…la ministre Verlinden opte pour la solution de facilité… Pour elle, en tout cas”, poursuit Gregory Wallez.
“Comme elle est manifestement incapable d’améliorer la situation dans un délai raisonnable, et qu’il est inévitable que cela finisse par déclencher un conflit social avec le personnel pénitentiaire, la ministre Verlinden choisit, en cas de grève, de faire mobiliser le personnel par l’intermédiaire des gouverneurs de province”, déplore-t-il.
Cette mesure ne fera qu’aggraver encore la situation dans les prisons, prévient la CGSP.
Belga