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Suppression du Sénat : “Une rupture de plus du cordon sanitaire”, dénonce Leila Agic (PS)

07 avril 2026 - 09h19

Le premier vote de la procédure vers la suppression du Sénat a été obtenu vendredi dernier grâce au soutien du Vlaams Belang. De quoi inquiéter le PS pour les autres textes à venir.

Le Sénat a approuvé vendredi en séance plénière une modification transitoire de l’article 195 de la Constitution, première étape du processus qui doit mener à la suppression de l’assemblée. Pour ce vote, une majorité des 2/3 était requise, soit 29 voix. Or, les partis démocratiques n’en recueillaient que 28. Ils ont donc dû compter sur une voix du Vlaams Belang pour atteindre le quota.

Du côté francophone, le vote n’a recueilli que quatre voix, auprès des Engagés. Le MR s’est abstenu, à l’exception de la sénatrice germanophone Liesa Scholzen qui a voté contre. Chez les Engagés, la cheffe de groupe Anne-Catherine Goffinet s’est abstenue. Les autres sénateurs centristes ont voté pour. Dans l’opposition, le PTB s’est abstenu, alors que deux des trois sénateurs écologistes ont voté contre (Celia Groothede et Hajib El Hajjaji). Le PS a également voté contre.

Le PS est pour la suppression du sénat dans sa forme actuelle, c’était dans notre programme. Nous souhaitons mettre en place une assemblée citoyenne pour faire entendre ceux et celles qui n’ont pas de mandat politique“, rappelle la députée bruxelloise socialiste Leila Agic. “Mais ici, ce que l’on nous propose, c’est juste la suppression du Sénat. C’est finalement donné un cadeau aux séparatistes et à Bart de Wever qui en fait un pas supplémentaire vers la fin de notre pays. Pour nous, c’est hors de question.

Concernant le quota obtenu grâce à un vote du Vlaams Belang, la députée socialiste dénonce “une rupture de plus du cordon sanitaire“. “La majorité Arizona en est bien consciente car il avait été promis qu’il n’y aurait pas de texte qui passe grâce aux voix des extrêmes concernant la réforme du Sénat. Or, on voit déjà que dès le premier vote, ce n’est pas le cas. Cela nous inquiète fortement pour l’avenir et pour d’autres textes qui pourraient arriver au gouvernement fédéral, notamment sur la migration ou le sort de Bruxelles.

Une interview de Leila Agic (PS) au micro de Vanessa Lhuillier dans Bonjour Bruxelles

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