L’occupation temporaire au centre des discussions dans Autrement

Pour le quatrième numéro de “Autrement”, Jean-Christophe Pesesse et ses invités discutent de l’occupation temporaire de bâtiments vides. Une tendance de plus en plus fréquente à Bruxelles. 

A Bruxelles, il y a 6.5 millions de mètres carrés de surface qui sont vides. C’est l’équivalent de la commune d’Ixelles“, entame Maxime Zaït, de l’ASBL Communa. “A l’ASBL, on a l’habitude de dire qu’il n’y a pas 19 mais 20 communes bruxelloises“. Karine Seront, la directrice de la fédération bruxelloise pour l’union et pour le logement, insiste sur le besoin de faire pression sur les collectifs ou associations : “On met de la pression pour que le vide ne soit plus l’exemple“.

Réinvestir un lieu peut également offrir pas mal de surprises : “C’est des découvertes au quotidien, avec des gens du quartier, qui ont des projets intéressants“, développe Jonathan Ectors, coordinateur de SeeU, qui vise à faire revivre momentanément les anciennes casernes d’Ixelles. “Mais c’est aussi des rencontres humaines, urbanistiques… L’occupation temporaire est un peu le carrefour de tout cela“. Pourtant, la difficulté de gérer un endroit vide et inhabité peut être rapidement un frein comme l’explique Frederic Serroen membre de l’équipe du Maître-Architecte : “Pour le moment, beaucoup de projets d’occupation temporelle sont dans le flou. Ce n’est pas évident de gérer tout cela car l’expérience est aussi un facteur“.

Ce qui est intéressant, c’est de rassembler toute une série d’acteurs, de les mettre en lien avec le quartier et de travailler ensemble pour en faire un lieu qui a une vraie utilité sociale“, résume Maxime Zaït.

T.Dest

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24 septembre 2019 - 19h11
Modifié le 24 septembre 2019 - 19h21