Livreurs de repas : des emplois plus précaires que les autres travailleurs, selon une étude de la VUB

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Des recherches de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) ont montré que, dans de nombreux cas, les conditions de travail sont précaires et incertaines, affectant le bien-être d’une majorité des 170 livreurs de repas bruxellois interrogés. 

Les livreurs de repas ont effectivement des emplois plus précaires que les autres travailleurs, notamment en raison de leurs contrats précaires, des horaires de travail longs et irréguliers, de l’absence de sécurité sociale et des salaires moyens faibles et instables“, a indiqué la chercheuse Elief Vandevenne.

Sur la base de la méthode de mesure scientifique utilisée par les chercheurs, il apparaît que les coursiers obtiennent un score plus élevé en matière de précarité que les autres groupes de travailleurs. La comparaison vaut également avec les employés du secteur des transports qui effectuent un travail similaire sans l’intervention d’une plateforme numérique.

La majorité des livreurs de repas à vélo à Bruxelles seraient sans-papiers

Diversités de cas

L’étude a, en outre, mis en évidence la pratique de la “location de comptes” qui semble courante chez les coursiers sans papiers et/ou mineurs qui travaillent sous un prête-nom.  À noter qu’il existe des différences notables selon les situations. “Par exemple, la situation d’un étudiant travaillant comme coursier pour gagner un peu d’argent supplémentaire est clairement différente de celle d’une personne qui ne peut pas vivre dignement avec ses allocations et qui fait ce travail pour joindre les deux bouts“, a conclu Elief Vandevenne.

Justice : “Deliveroo exerce un contrôle total sur ses coursiers”

Jeudi, le tribunal du travail de Bruxelles se penchera sur le dossier Deliveroo. Il devra déterminer si 27 livreurs ayant travaillé comme indépendants peuvent être requalifiés comme salariés de l’entreprise.

Belga 

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25 octobre 2021 - 14h59
Modifié le 25 octobre 2021 - 14h59