Les pompiers de Bruxelles avertissent que la grève met les services d’urgence sous pression
Les services d’urgence à Bruxelles sont soumis à une forte pression en raison de la grève qui se poursuit au sein des pompiers de la capitale.
En raison d’une forte réduction des effectifs, seuls 17% du personnel de garde prévu sont actuellement présents, selon le porte-parole des pompiers, Walter Derieuw. Ce dernier invite la population à n’appeler le numéro d’urgence 112 qu’en cas de situation d’urgence réelle. C’est le cinquième jour consécutif de cette grève organisée par les syndicats des hommes du feu bruxellois.
La couverture opérationnelle disponible s’élève à environ 20% pour les interventions des pompiers à Bruxelles samedi matin. Pour les interventions urgentes des ambulances, cette couverture est d’environ 60%, notamment grâce à des renforts provenant de l’extérieur de la capitale.
La centrale d’appel d’urgence 112 et le centre de dispatching des pompiers fonctionnent eux aussi actuellement à environ la moitié de leur capacité normale. La première est chargée de traiter les appels d’urgence, tandis que le second assure l’alerte, la coordination et le suivi des services d’urgence mobilisés.
Selon les pompiers, ces effectifs exceptionnellement réduits compromettent la prise en charge de la population bruxelloise. “Les moyens disponibles sont donc affectés en priorité aux situations les plus urgentes et mettant la vie en danger. Des retards dans le traitement des appels et lors de certaines interventions ne peuvent être exclus”, préviennent-ils.
La direction opérationnelle suit la situation en permanence et adapte la mobilisation des moyens disponibles en fonction de la gravité et de la nature des signalements.
Les pompiers de Bruxelles invitent la population à n’appeler le numéro d’urgence 112 qu’en cas de situation d’urgence réelle. Cela permettra de réserver le personnel et les moyens disponibles aux situations où ils sont le plus urgemment nécessaires.
Belga