Les pompiers bruxellois toujours insatisfaits après une entrevue avec le cabinet Persoons
Les délégations syndicales sont sorties insatisfaites de leur rencontre, mardi, avec Ans Persoons (Vooruit), secrétaire d’État à la Région de Bruxelles-Capitale chargée de la Lutte contre l’Incendie et de l’Aide médicale urgente. L’entrevue visait à aborder les conditions de travail des pompiers bruxellois et à rappeler les revendications en matière de renforcement des effectifs, dans la foulée du mouvement de grève organisé le 31 décembre dernier.
Selon les syndicats, le Service d’incendie et d’aide médicale urgente de la Région de Bruxelles-Capitale (Siamu) souffre d’une pénurie structurelle de personnel. “Le personnel de garde devient de plus en plus restreint. Les agents qui arrivent à l’âge de la retraite ne sont pas systématiquement remplacés, alors que les interventions des pompiers et des ambulances augmentent”, explique Frédéric Leroy, mandataire permanent du SLFP.
“Il faudrait un véritable plan du personnel, basé sur une analyse de risques réaliste, pour pouvoir augmenter les effectifs”, ajoute-t-il. “Nous ne sommes pas satisfaits de cette entrevue”, a encore commenté le syndicaliste à l’issue de la réunion. La secrétaire d’État a indiqué avoir soumis une proposition au ministre régional des Finances visant à augmenter le budget salarial de 3,2 millions d’euros, afin de prolonger le système dit de l’opt-out (permettant d’assurer la continuité du service de garde).
Celui-ci autorise les pompiers professionnels, dont la durée moyenne de travail est de 38 heures par semaine, à prester jusqu’à dix heures supplémentaires, pour un maximum de 48 heures hebdomadaires. “Cette option pourrait certes aider à combler certains manques, mais nous attendons toujours la réponse du ministre, annoncée pour le mois de mars. Ce que nous réclamons avant tout, c’est une augmentation des effectifs. Il manque environ 200 pompiers à Bruxelles. Ce renfort est indispensable pour garantir l’efficacité du service et éviter l’épuisement du personnel”, martèle Frédéric Leroy.
Les syndicats déplorent par ailleurs ne pas avoir obtenu les statistiques demandées, notamment en matière d’absences pour maladie, d’accidents du travail ou d’effectifs réellement disponibles. “Ces documents ne nous ont toujours pas été fournis”, regrette le mandataire syndical. “Pour l’instant, on n’avance pas. On a l’impression d’être baladés.”
Une assemblée générale est prévue mercredi à 8h30 à l’état-major des pompiers. Les délégations syndicales y feront le point sur l’état du dossier, avant que le personnel ne se prononce sur d’éventuelles actions à venir.
Belga