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Les Belges privilégient toujours la voiture mais adaptent leur mobilité

La dépendance à la voiture reste forte en Belgique, et plus particulièrement en Wallonie, mais les usagers de la route s’adaptent de plus en plus vers des solutions multimodales, notamment en raison de la hausse des prix de l’énergie, ressort-il d’une enquête autour de la mobilité des Belges publiée jeudi par l’assureur Ethias.

Ce double sondage mené en janvier puis en mai, pour tenir compte de la guerre au Moyen-Orient et des éventuels changements de comportement à la suite des hausses de prix de l’énergie, démontre la prédominance de la voiture. Six Belges sur dix disent utiliser principalement ce moyen de déplacement. Les différences régionales sont marquées : 71% la privilégient en Wallonie, contre 59% en Flandre et 37% à Bruxelles.

Des scores qui ont très peu évolué en mai, car même si près de quatre répondants sur dix disent modifier certaines habitudes de mobilité dans leur quotidien depuis la guerre, 56 % continuent d’utiliser d’abord leur véhicule motorisé. “Malgré la pression sur le budget, la voiture demeure difficile à remplacer pour une grande partie des Belges”, analyse Ethias.

Là encore, la tendance varie selon les régions : plus de six Bruxellois et Flamands sur dix ayant adapté leurs habitudes déclarent utiliser plus ou moins souvent certains moyens de transport et profiter de solutions multimodales, contre moins de quatre Wallons sur dix. Ces derniers privilégient le regroupement de leurs déplacements pour limiter les trajets, une situation qui s’explique notamment par le caractère plus rural du sud du pays, où les alternatives sont plus limitées.

La voiture électrique, utilisée par 8% des propriétaires de voitures, n’est pas encore considérée comme une transition idéale pour les personnes interrogées. En cause : le coût d’achat, le manque supposé d’infrastructures de recharge et les interrogations sur l’autonomie ainsi que la viabilité des batteries. À peine 22% envisagent l’achat d’un véhicule d’occasion doté d’un moteur électrique.

Le vélo, plus populaire en Flandre, est utilisé par un Belge sur deux (48%), mais est encore rarement considéré comme mode de transport principal. Mais parmi les sondés ayant adapté leurs habitudes, trois sur quatre déclarent utiliser davantage leur deux-roues qu’auparavant en raison de la crise énergétique.

L’étude révèle également des différences générationnelles. Les plus jeunes se montrent ainsi davantage ouverts aux nouvelles formes de mobilité, même si cette ouverture ne se traduit pas encore dans les usages réels.

Malgré une offre importante de solutions alternatives, les répondants évoquent comme freins au changement un manque de lisibilité dans cette offre, des difficultés à sortir de leurs habitudes ou des infrastructures encore insuffisantes.

L’enquête a été menée à travers deux sondages, auprès de 1.500 répondants puis de 500 autres, représentatifs de la population belge âgée de 18 à 75 ans.

Belga

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