Le sommet de la COP15 sur la biodiversité vient de s’ouvrir à Montréal

Après avoir été reportée pendant deux ans en raison du Covid-19, la conférence des Nations unies sur la biodiversité s’ouvre à Montréal pour une dizaine de jours.

Une COP 15 divisée en deux parties. La première partie a eu lieu en octobre 2021 et elle portait sur la déclaration de Kunming, qui s’intitulait “Vers une civilisation écologique : Bâtir un avenir collectif pour toute vie sur Terre“. Cette déclaration a été adoptée lors de cette première partie de la COP15, débloquant par la suite un fond pour la biodiversité, de 230 millions de dollars. Maintenant, la conférence qui vient de s’ouvrir à Montréal, au Canada, est la seconde partie de cette COP15. L’objectif, désormais, est de fixer un cadre pour la biodiversité pour la prochaine décennie. La porte-parole du WWF Belgique ou Fonds mondial pour la nature, Déborah Van Thournout, explique l’un des principaux enjeux de cette COP. “Il faut au moins 30 % des terres, des océans et de l’eau douce de la planète, comme les lacs et les rivières doivent être protégés efficacement pour que les écosystèmes soient stables et puis il y a les 70 % restants, ce sont des espaces de nature qui doivent être gérés et restaurés de manière durable“.

Les associations et organisations tournées vers la biodiversité et présentes à la COP15, demandent à la Belgique d’élaborer une stratégie nationale pour protéger la nature, comme l’explique la porte-parole de WWF Belgique. “C’est un plan qui doit indiquer, clairement, comment la Belgique va stopper et inverser la perte de biodiversité, localement et dans les zones d’approvisionnements“.

► Une interview de Déborah Van Thournout par Camille Paillaud