Le décret inscriptions n’a pas permis d’améliorer la mixité dans les écoles

Le décret inscriptions est un échec en ce qui concerne l’un de ses objectifs majeurs, celui de favoriser la mixité socio-culturelle dans les écoles, rapporte ce matin le quotidien Le Soir, qui a analysé le dernier rapport de la Commission de pilotage du système éducatif (la Copi). 

Selon ce rapport, qui analyse les données jusqu’à la rentrée scolaire 2021-2022 inclue, l’indice de ségrégation n’a quasi pas bougé depuis la mise en œuvre du décret en 2010. Ce taux mesure la proportion d’élèves à échanger pour atteindre une proportion identique d’élèves qui proviennent d’une école primaire à indice socio-économique faible (Isef), et d’élèves “non Isef” dans chaque établissement.

Lire aussi | Des parents d’élèves et enseignants protestent contre le décret Inscription (01/07/2023)

Entre 2008-2009 et 2020-2021, l’indice de ségrégation est passé de 17,6 à 17%, une baisse limitée au vu des variations annuelles. “Depuis dix ans, la mixité sociale au sein des écoles est restée relativement stable“, concluent les auteurs du rapport.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel constat est posé. Selon le cabinet de la ministre de l’Education, Caroline Désir (PS), des modifications apportées en 2022 visent entre autres à améliorer cet aspect, rapporte le quotidien. Dans son dernier rapport, la Copi pointe cependant, note Le Soir, que cette réforme “ne changera pas radicalement l’intention et le mécanisme du décret“.

Lire aussi | “Le décret Inscription a toujours du sens”, selon Véronique de Thier, responsable de la régionale bruxelloise de la FAPEO (03/02/2023)

Belga

Partager l'article

10 janvier 2024 - 13h59
Modifié le 10 janvier 2024 - 15h58