L’ARAU regrette que la Tour japonaise ne soit pas incluse dans le projet de rénovation du Pavillon chinois

Marion Alecian, directrice de l’ASBL ARAU, était invitée dans Bonjour Bruxelles.

Ne dites plus Pavillon chinois, mais Palais de la route de la soie: c’est le souhait exprimé mardi par Diane Hennebert, une des responsables de l’ASBL mise sur pied pour restaurer et exploiter l’édifice créé à l’initiative du roi Léopold II et inauguré en 1913 à Laeken.

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Comme la Tour japonaise, le Pavillon chinois a été fermé cent ans plus tard, en 2013 en raison de problèmes de stabilité et de sécurité. En résumé: les façades et en particulier celle qui est parallèle à l’avenue Van Praet, qui ne sont pas imbriquées dans la structure de l’édifice, ont tendance à bouger, en raison, entre autres, du poids des éléments en bois qui constituent les terrasses.

Depuis lors, l’édifice a, qui plus est, subi des infiltrations d’eau. Celles-ci ont été entre-temps maîtrisées, mais cela n’empêche pas un processus lent de détérioration lié l’inoccupation.

Peu avant les élections, le gouvernement fédéral a donc marqué son feu vert à la mise sur pied d’une ASBL réunissant la Régie des bâtiments, le ministère des Affaires étrangères, ainsi que le secteur privé qui mettra la main au portefeuille sous la forme de mécénat. Les travaux sont estimés à quelque 6 millions d’euros.

L’ouverture du palais est prévu en 2027. Pour Marion Alecian, directrice de l’ARAU, “c’est un espoir pour le patrimoine“. Elle déplore cependant le transfert de ce bien public vers une ASBL privée et regrette “que le Tour japonaise ne soit pas dans le projet“.

◼︎ Marion Alecian, directrice de l’ASBL ARAU, au micro de Fabrice Grosfilley

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19 juin 2024 - 09h08
Modifié le 19 juin 2024 - 09h35