Incidents à Bruxelles pendant les manifestations : les “camps de redressement de Theo Francken pour les casseurs” font débat
Face aux incidents survenus à Bruxelles en marge des manifestations contre la réforme de l’enseignement, le ministre de la Défense Theo Francken a proposé, en fin de semaine passée, d’envoyer les jeunes casseurs dans des camps de redressement militaires. Une idée qui a vivement fait réagir le patron du PS bruxellois, Ahmed Laaouej.
“On n’a pas entendu ce sinistre personnage lorsque les voyous prétendument supporters de Bruges sont venus casser de l’Arabe à Bruxelles il y a un an. Les tribunaux civils, c’est la démocratie. Les camps militaires de rééducation, c’est le fascisme”, a-t-il écrit sur le réseau social X.
Le président des socialistes, lui, a rappelé que “des procédures existent et que les jeunes peuvent déjà être condamnés”. “Qu’il y ait des jeunes un peu désoeuvrés qui aillent à l’armée, je ne dis pas non de manière générale. Mais pas dans ce cas-ci. Il faut respecter les procédures existantes”, a précisé Paul Magnette, dimanche, sur le plateau de RTL en condamnant par ailleurs les violences qu’elles viennent des rangs des manifestants ou de la police.
“Je dénonce toutes les formes de violence. J’ai vu des jeunes qui dégradaient des biens publics et c’est inadmissible. D’un autre côté, j’ai vu des interventions policières qui posent problème. Je me réjouis qu’il y ait une enquête demandée par la Ville de Bruxelles. On ne peut tolérer aucune forme de violence. Il faut ramener du calme et du respect de chaque côté”, a souligné Paul Magnette.
Enfin, côté francophone toujours, le MR se range derrière la proposition du ministre Francken. “Nous allons déposer une proposition de loi et de décret disant que si vous êtes sanctionné par un juge pour des dégradations lors d’une manifestation, l’une des peines complémentaires pourrait être de vous envoyer dans une structure de l’armée afin de pouvoir avoir un peu de discipline. Dans le cadre d’un travail d’intérêt général pour la société, ça deviendrait une sanction judiciaire pour des mineurs à partir de 16 ans”, a ainsi expliqué le président des libéraux, Georges-Louis Bouchez, interrogé sur le sujet par RTL.
“Si ça peut soulager la gauche, on pourrait rebaptiser ces camps ‘service militaire obligatoire pour les fauteurs de trouble'”, a-t-il ironisé.
Belga