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“Ça n’a jamais servi à rien”: la réponse à la délinquance juvénile ne peut se limiter à une approche répressive, souligne le secteur

La réponse à la délinquance juvénile ne peut se limiter à une approche répressive, ressort-il du rapport annuel publié mardi par la Commission de surveillance des lieux de privation de liberté des jeunes (CdS). L’instance met en garde contre des dysfonctionnements qui fragilisent la capacité du système à garantir pleinement les droits des jeunes qui lui sont confiés. Elle rappelle que les six institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ) ainsi que le centre communautaire pour mineurs (CCMD) de Saint-Hubert ont pour vocation première la réinsertion sociale, via une approche éducative et restauratrice.

Jacques Fierens, vice-président de la Commission de Surveillance des IPPJ, est l’invité de Bonjour Bruxelles

Le rapport met toutefois en évidence des difficultés structurelles persistantes qui entravent ces missions et compromettent les droits des jeunes. Elle insiste également sur le principe de normalisation, qui doit rester la boussole de l’accompagnement afin de favoriser la réinsertion.

Les conditions de vie en IPPJ ou au CCMD devraient ainsi se rapprocher autant que possible de celles de l’extérieur. Si des avancées existent, elles demeurent fragiles et inégalement appliquées selon les établissements.

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L’instance pointe notamment des infrastructures vétustes, une pénurie de personnel et des contraintes budgétaires, dont les répercussions se font notamment sentir sur l’alimentation et l’accès aux activités extérieures.

Autre constat préoccupant: une proportion croissante de jeunes placés en IPPJ présente des troubles psychiques ou des besoins complexes, alors que les équipes ne disposent pas toujours des outils adéquats pour y répondre.

Dans ses recommandations adressées au parlement et au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la CdS plaide notamment pour un plan de rénovation des infrastructures, le renforcement de la formation et l’amélioration des conditions de travail du personnel. Elle appelle également à un financement accru des partenariats extérieurs.

La CdS est chargée de contrôler les conditions de privation de liberté des jeunes et le respect de leurs droits, tant dans les IPPJ — qui accueillent des mineurs en conflit avec la loi — que dans le CCMD, où sont détenus des jeunes faisant l’objet d’une décision de détention.

Avec Belga

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