Bernard Delvaux: “Les 2 milliards du fonds défense sont de l’investissement, pas de la dépense”
Les 2 milliards d’euros alloués au nouveau fonds défense constituent un investissement et non une simple dépense, l’objectif étant de générer un retour économique et de stimuler l’emploi en Belgique, a insisté mardi le président de ce fonds, Bernard Delvaux, au micro de La Première (RTBF).
“Il ne s’agit pas de dépenser. Les dépenses courantes sont couvertes par l’armée belge. Nous, ce qu’on va faire, c’est investir dans des sociétés belges ou des sociétés qui vont avoir un impact direct sur l’activité économique en Belgique”, a souligné le président du conseil d’administration de cette nouvelle filiale de la SFPIM.
“En fait, on ne doit pas se sentir obligé de dépenser cet argent (…) On va disposer de ce budget par tranche, mais on va seulement l’investir si on a des bons investissements, sinon ça n’aurait pas de sens”, selon l’ex-patron de la Sonaca.
Le fonds a pour mission de soutenir à long terme le développement industriel, la recherche et le développement (R&D), ainsi que la souveraineté technologique, à travers l’aéronautique, la défense, la cybersécurité… Au-delà des projets conventionnels, il doit répondre aux défis de la “guerre hybride”, où les menaces sont aussi informatiques, biologiques ou liées à l’IA, précise Bernard Delvaux.
Car si les États-Unis demeurent un allié et que l’Europe a toujours besoin de l’OTAN, “on comprend que ce n’est pas la volonté des Américains de s’investir à l’avenir tout autant que par le passé dans la défense de l’Europe”
Bernard Delvaux insiste sur le fait qu’un petit pays ne peut pas jouer un grand rôle de manière isolée. L’objectif central du fonds est donc “d’anticiper” les futurs besoins militaires et d’utiliser “la diplomatie économique” pour réussir à intégrer les entreprises belges dans de vastes projets européens, à l’exemple de la Sonaca avec Airbus.
Belga