La manifestation des chauffeurs de limousine à Bruxelles finalement autorisée le 14/11

La manifestation des chauffeurs de limousine à Bruxelles, qui n’avait pas été autorisée mercredi dernier, l’a finalement été pour le 14 novembre, se réjouit samedi l’Association belge des chauffeurs limousine (ABCL). Ils se réuniront donc “pacifiquement” de 10h00 à 11h00 place Poelaert, devant le palais de Justice, pour soutenir certains de leurs chauffeurs au coeur d’une action en cessation du secteur des taxis contre la plateforme Uber.

Une vingtaine de chauffeurs de taxis ainsi que la Fédération belge des taxis (Febet) ont en effet lancé une action contre Uber et une dizaine de chauffeurs collaborant avec cette plateforme. Ils s’opposent à ce que des chauffeurs puissent se servir d’une licence limousine LVC (location de voitures avec chauffeur) et demandent des astreintes s’élevant à 1 million d’euros par jour.

Les chauffeurs de limousine souhaitaient déjà se réunir mercredi dernier, en marge d’une audience devant le tribunal de l’entreprise (anciennement appelé tribunal de commerce, ndlr) pour marquer leur soutien à leurs membres poursuivis. Mais la Ville de Bruxelles n’avait pas autorisé (ni interdit d’ailleurs) ce rassemblement afin de se prémunir de troubles à la sécurité publique et afin que le procès se déroule sans heurts. L’ABCL, qui compte environ 1.000 membres, a introduit une nouvelle demande, qui a, cette fois, reçu une réponse positive.

Le fait que les chauffeurs de limousine aient respecté les consignes et ne se soient absolument pas manifestés mercredi dernier semble avoir pesé dans la balance, à en croire Fernando Redondo, le président de l’ASBL. Ce dernier table sur la participation d’au moins une centaine de membres, voire plus, à qui il a été demandé de se rassembler “pacifiquement” mercredi, à nouveau en marge d’une audience dans le cadre de l’action en cessation.

Par le passé, les chauffeurs travaillant avec Uber ont déjà été ciblés, sans gravité jusqu’à maintenant, par des chauffeurs de taxis. Ainsi par exemple, en mars dernier, lors d’une manifestation du secteur des taxis, des oeufs avaient été lancés contre eux.

Belga

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10 novembre 2018 - 11h48