Se balader dans l’espace public avec une arme factice : un geste répréhensible aux graves conséquences

L’arrestation de deux mineurs qui se baladaient ce jeudi soir dans la station de métro Clémenceau avec un pistolet à air comprimé rappelle que ces jouets à l’apparence menaçante peuvent avoir de graves conséquences.

Parmi les trois personnes repérées sur les caméras de surveillance de la station de métro Clémenceau, ce jeudi soir, deux ont été interpellées : l’un d’eux, un jeune de 16 ans, était déjà connu de la justice et sera déféré ce vendredi devant le juge de la jeunesse. Une de ses amies a également été interceptée et faisait déjà l’objet de mesures de protection de la jeunesse.

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Le simple fait de se balader avec un pistolet à air comprimé et de tirer avec celui-ci dans un espace public peut en tout cas avoir des conséquences. Tout d’abord financières pour les personnes possédant ce type d’arme et qui risquent de devoir payer les coûts de l’intervention policière. Mais aussi psychologiques : “Cet acte est irresponsable. Pour le même prix, une personne aurait pu tenter de maîtriser le possesseur de l’arme et l’envoyer sur les rails. Exhiber ce type d’arme dans le contexte actuel, ce n’est pas la meilleure des idées”, confie le porte-parole du parquet de Bruxelles Denis Goeman. Ce dernier rappelle d’ailleurs qu’exhiber ou transporter une arme factice est répréhensible par la loi.

■ Reportage de Fanny Rochez, Yannick Vangansbeeck et Béatrice Broutout.

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08 juin 2018 - 18h08