Enseignement : “Il n’y a jamais de marge de négociation avec Mme Glatigny”
Près de 900.000 élèves et 120.000 enseignants ont repris le chemin de l’école ce lundi en Wallonie et à Bruxelles. Cette rentrée est synonyme de tensions sociales, puisqu’elle s’accompagne des nouvelles mesures d’économie décidées par le gouvernement.
Valérie De Nayer, la secrétaire inter-régionale de la CGSP enseignement était l’invitée de Fabrice Grosfilley dans le Décodage. Elle pointe du doigt les deux heures supplémentaires que doivent prester les enseignants du secondaire : “L’impact sera très fort sur les écoles, ça va créer des pertes d’emplois.”
La secrétaire inter-régionale doute même de sa participation à la réunion de consultation organisée par la ministre de l’enseignement, Valérie Glatigny, le 1er septembre. Selon elle “il n’y a pas de dossier en soi, c’est une réunion simplement pour dialoguer. Quand on veut une trêve, on amène quelque chose.” Elle ajoute : “qu’il n’y a jamais de marge de négociation avec Mme Glatigny”.
À la question quel est le principal problème, Valérie De Nayer répond que “c’est la situation dans laquelle se trouve l’école aujourd’hui, qui ne va pas. Au lieu de l’aggraver, il faut trouver des manières de l’améliorer. Évidemment on voudrait que la ministre retire ses décrets.”
Et pour montrer leur mécontentement, une grande manifestation communautaire est prévue à Liège le 10 septembre, d’autres actions sont également à prévoir aux alentours du 23 septembre.
■Revoir l’interview complète de Valérie De Nayer dans la vidéo ci-dessus