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Sans-abrisme: des représentants veulent rencontrer le ministre De Smedt… parce qu’ils sont d’accord avec lui

Cela fait trois mois que les associations qui luttent contre le sans-abrisme tentent de rencontrer le ministre bruxellois du budget Dirk De Smedt (Anders). Elles veulent parler logement, notamment parce qu’elles partagent l’une de ses analyses. Et ce n’est pas commun. Cet après-midi, certains représentants se sont rendus à son cabinet.

Reportage de Thomas Dufrane, Loïc Bourlard et Laurence Paciarelli

Ils ont rejoint ce mercredi matin, sous les gouttes, le cabinet du ministre De Smedt. Une petite dizaine de manifestants pour représenter les 10.000 mal logés bruxellois. Ils espèrent une entrevue, pour parler logement et pour le saluer aussi, parce qu’ils sont d’accord avec lui. Ministre libéral, ce n’est pas commun.

Nous avons l’impression qu’il s’intéresse d’une manière ou d’une autre au sans-chez-soirisme, nom correct du sans-abrisme“, déclare Laurent d’Ursel, Secrétaire politique au sein du Syndicat des Immenses. “Il a fait le 2 mai une communication sur Facebook absolument, pour nous, historique puisque ce n’est pas sa matière. Mais il a remarqué, il a regardé les chiffres, et qu’est-ce qu’il a découvert, c’est que la lutte contre le sans-chez-soirisme coûte de plus en plus d’argent, et qu’il y a de plus en plus de personnes sans chez soi.”

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Dans cette vidéo, le ministre déclare : “Quand je constate que la problématique a fait x2 et que les budgets ont fait x3, c’est là où ça coince.”

Pour ces représentants, c’est la preuve que les politiques sont menées à l’envers, qu’il faut privilégier la prévention plutôt que l’urgence, éviter que les gens ne perdent leur logement pour qu’ils ne se retrouvent pas à la rue. “Si vous passez un mois au Samusocial, un hébergement qui n’est pas tout à fait safe, cela coûte, par personne, 2280 euros“, avance Laurent d’Ursel. “2280 euros, et ce n’est que la plus grosse des 50 associations du secteur.”

Bref, ils veulent partager leurs pistes avec le ministre. Il n’a pas encore répondu à leur sollicitation, mais ils comptent venir chaque mois tant qu’ils ne sont pas entendus.

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