Dernier kilomètre : comment rendre les livraisons plus durables en ville?
Avec l’explosion du commerce en ligne, le dernier kilomètre est devenu un enjeu majeur pour réduire l’impact environnemental des livraisons.
Chaque jour, des milliers de colis sont livrés en Belgique. Mais c’est surtout la dernière étape du trajet, entre le centre de distribution et le domicile du client, qui pèse le plus lourd dans le bilan environnemental. Selon les chiffres de l’IBPT révélé par Le Soir, 69 % des émissions liées à la livraison d’un colis sont générées lors de ce “dernier kilomètre”.
■ Reportage de Simon Breem, Romuald Thomas et Pierre Delmée
À Bruxelles, certains acteurs tentent de changer les habitudes en développant la cyclologistique. C’est le cas d’Urbike, une entreprise installée à Anderlecht qui propose des livraisons à vélo cargo pour les professionnels. “Depuis 8 ans, on voit une très nette progression de la cyclologistique. À Bruxelles mais aussi dans la plupart des grandes villes belges. On est de plus en plus d’acteurs et chacun d’entre nous grandit de manière raisonnable et raisonnée. Aujourd’hui, on estime que 2 à 3 % des livraisons dans les plus grandes villes belges sont réalisées à vélo par des opérateurs comme nous”, explique Renaud Sarrazin, cofondateur d’Urbike.
Une alternative pour beaucoup de colis
Les vélos cargos ne peuvent pas remplacer toutes les camionnettes, mais ils permettent déjà de prendre en charge une partie des colis. Certains modèles peuvent transporter jusqu’à 250 kilos de marchandises.
Selon Urbike, près d’une livraison sur trois pourrait être réalisée de cette manière. Le potentiel reste pourtant encore méconnu. “Une des raisons qui fait qu’on peine à grandir aussi vite qu’on le souhaiterait, c’est qu’il y a une méconnaissance du potentiel de la livraison à vélo. Aujourd’hui, j’ai une équipe de coursiers et coursières qui vont bien sûr livrer des colis, mais aussi des produits frais, des médicaments,… Il y a une très grande variété de colis que l’on peut livrer”, continue le cofondateur.
Si la livraison à vélo coûte généralement plus cher qu’une livraison classique en camionnette, elle présente plusieurs avantages : une empreinte carbone réduite et de meilleures conditions de travail pour les coursiers.
La rédaction – Photo : BX1