De nouveaux incidents à la prison de Haren, déplore le syndicat socialiste
La situation sécuritaire dans la prison de Haren (Bruxelles) est à nouveau préoccupante, après une série d’incidents en juillet qui auraient fait des blessés, dont des membres du personnel et des détenus, a indiqué mercredi le représentant syndical de la CGSP/ACOD Prisons, Robby De Kaey.
Selon le syndicaliste, un membre du personnel a été blessé à la main dans la semaine du 6 juillet après un choc électrique survenu lors de la distribution des repas. “Haren est pourtant une prison récente, construite et entretenue par un partenaire privé dans le cadre d’un partenariat public-privé”, a-t-il regretté. “La blessure est telle qu’il n’est pas certain qu’il puisse un jour retrouver l’usage normal de sa main”, a expliqué Robby De Kaey.
Une semaine plus tard, cinq membres du personnel ont été blessés après la fouille d’un détenu, surpris en possession d’une importante quantité de stupéfiants à son retour en prison. “Il a réagi de manière agressive envers le personnel. Deux membres du personnel ont dû être emmenés à l’hôpital en ambulance”, a indiqué Robby De Kaey.
Mercredi dernier, un membre du personnel a également été blessé par des coups d’un détenu. En outre, pendant la promenade, des détenus se sont attaqués entre eux à l’arme blanche, a indiqué le syndicaliste.
Mercredi dernier, un membre du personnel a également été blessé par des coups d’un détenu. En outre, pendant la promenade, des détenus se sont attaqués entre eux à l’arme blanche, a indiqué le syndicaliste.
Robby De Kaey a rappelé qu’une concertation sociale avait lieu jeudi. Il a dénoncé une situation qu’il juge contradictoire.
Si les pouvoirs publics se présentent à la table des négociations sans solutions concrètes, poussant ainsi le personnel à devoir mener des actions de grève, ces mêmes pouvoirs publics attendent malgré tout que plus de 60% du personnel continue à travailler normalement pendant les jours de grève, a-t-il dénoncé. Si ce seuil n’est pas atteint, “le personnel sera réquisitionné par l’intermédiaire du ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale”, a-t-il conclu.
Si les pouvoirs publics se présentent à la table des négociations sans solutions concrètes, poussant ainsi le personnel à devoir mener des actions de grève, ces mêmes pouvoirs publics attendent malgré tout que plus de 60% du personnel continue à travailler normalement pendant les jours de grève, a-t-il dénoncé. Si ce seuil n’est pas atteint, “le personnel sera réquisitionné par l’intermédiaire du ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale”, a-t-il conclu.
Belga