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Prison : le personnel en grève avec le soutien de la direction générale

La directrice générale des établissements pénitentiaires, Mathilde Steenbergen, se trouvait lundi matin au côté des quelques dizaines d’agents en grève qui se sont réunis devant la prison de Lantin, en région liégeoise. Un signal fort qui illustre la gravité de la situation, ont souligné les syndicats.

Les agents pénitentiaires ont entamé lundi matin une grève de 24 heures pour dénoncer la surpopulation carcérale, le manque de moyens et la hausse de l’agressivité au sein des prisons.
Plusieurs dizaines d’entre eux, issus des quatre coins du pays, se sont rassemblés devant la prison de Lantin. A leur côté se trouvait la directrice générale des établissements pénitentiaires, Mathilde Steenbergen.

■Reportage de Thomas Dufrane, Victor de Thier, Yannick Vangansbeek et Laurence Paciarelli

On va droit dans le mur“, a-t-elle commenté auprès de l’agence Belga. “C’est un danger pour la sécurité de tous, dans les prisons, mais également pour l’ensemble de la société.
Les experts sont relativement unanimes sur le fait que des solutions existent, même si elles peuvent être difficiles à entendre. Il faut casser ce cercle vicieux et diminuer les taux de peines, afin qu’elles puissent être exécutées. Je suis ici pour montrer le soutien de l’administration à notre personnel, et dire au gouvernement qu’il faut parvenir à des solutions au plus vite“, alerte Mme Steenbergen.

Le soutien de la directrice a été particulièrement apprécié par les représentants du personnel pénitentiaire. “La solidarité de l’administration renforce la légitimité de nos actions“, souligne Grégory Wallez, secrétaire fédéral CGSP. “Cela démontre à quel point la situation est catastrophique, et même explosive, avec un personnel qui est à bout et des conditions de détention inacceptables. On a maintenant l’équivalent de deux prisons entières où les détenus dorment par terre. On est au bord d’une crise sanitaire, mais aussi d’un drame.

Nous comprenons la volonté de mettre fin à l’impunité judiciaire, mais les conditions ne le permettent pas, par manque de moyens”, poursuit le syndicaliste. “On évite de renvoyer certains ressortissants étrangers dans leur pays parce que les conditions de détention y sont inhumaines, mais nous en sommes désormais au même point en Belgique.”

Du côté de la CSC également, on insiste sur le fait que “sans décisions fortes, on va vers de graves incidents et des événements dramatiques dans nos prisons“, prédit le délégué permanent Didier Breulheid. “Les agents ne sont plus en mesure de remplir leur mission au quotidien. Les agressions sont toujours plus importantes, et de plus en plus fréquentes. Tous les acteurs de la chaîne pénale doivent urgemment se mettre autour de la table, avec une volonté politique et des moyens financiers.”

La situation est intenable, tant pour les agents que pour les détenus. Est-ce qu’on attend qu’il y ait des morts pour changer les choses?“, renchérit Frank Conings du syndicat chrétien. “La balle est dans le camp du conseil des ministres, il est grand temps qu’il s’en saisisse.

 

Belga

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