De plus en plus de fast-foods s’implantent autour des écoles
À Bruxelles, comme en Wallonie l’environnement alimentaire autour des écoles secondaires suscite une inquiétude croissante.
Selon une analyse récente de Sciensano relayée par L’Echo, 86 % des établissements bruxellois disposent d’au moins un point de restauration rapide dans un rayon d’un kilomètre. Dans certains quartiers, l’offre est particulièrement dense, avec parfois des dizaines d’enseignes accessibles à pied pour les élèves.
Cette concentration s’explique notamment par la forte densité urbaine de la capitale et la présence importante de commerces dans des communes comme Bruxelles-Ville, Saint-Gilles ou Saint-Josse. Résultat : les jeunes Bruxellois sont quotidiennement exposés à une offre alimentaire dominée par les fast-foods.
Entre 2008 et 2024, la situation s’est encore intensifiée. Plus de six écoles sur dix ont vu le nombre de points de restauration rapide augmenter à proximité immédiate. Une évolution qui inquiète les experts en santé publique.
“Nous observons que les environnements alimentaires autour des écoles se sont globalement dégradés”, explique Nicolas Cammue. “Les élèves sont donc davantage exposés à une alimentation néfaste pour la santé”, ajoute-t-il, rappelant que l’adolescence constitue une période clé dans la construction des habitudes alimentaires.
Pour Sciensano, cet environnement joue un rôle déterminant sur la santé des jeunes. La proximité immédiate de fast-foods peut influencer les choix alimentaires des élèves, notamment durant les pauses de midi.
Du côté des grandes chaînes comme McDonald’s, Domino’s Pizza ou Burger King, on assure toutefois que l’implantation des restaurants ne cible pas spécifiquement les écoles.
À Bruxelles, où la densité commerciale est particulièrement élevée, la question de l’encadrement de l’offre alimentaire autour des établissements scolaires pourrait donc devenir un enjeu majeur de santé publique dans les années à venir.