Rudi Vervoort revient sur le 22 mars 2016: “Au début, on ne s’imagine pas un attentat”
10 ans après les attentats de Bruxelles, BX1 revient sur ces tragiques événements qui ont ébranlé la Belgique entière. Rudi Vervoort, à l’époque ministre-président de la Région bruxelloise, se remémore ce 22 mars 2016 au micro de Fabrice Grosfilley.
Le 22 mars 2016 était un mardi. C’est à 7H58 que deux explosions frappent le hall des départs de l’aéroport de Bruxelles. Rudi Vervoort sort d’une interview dans une matinale radio lorsqu’il voit circuler des messages à ce sujet. “Au début on s’interroge, on se demande s’il s’agit d’une fuite de gaz. On ne s’imagine pas un attentat”, explique-t-il.
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La Belgique traverse cependant une période où le risque terroriste est bien présent. “Il y avait eu les attentats de Paris quelques mois plus tôt, le lockdown à Bruxelles…”, explique l’ancien ministre-président. La tension est donc au maximal. Rudi Vervoort se rend dans le centre de crise, où il prend la décision de fermer le métro. Mais c’est trop tard. L’explosion de Maelbeek se produit à 9H11.
A ce moment là, explique-t-il, “tout paraît lent. On aimerait avoir les informations directement. Il y a un espèce de stress qui monte. On se dit à ce moment là peut-être qu’il y a d’autres terroristes dans la ville. Bruxelles va vivre au ralenti et c’est l’angoisse pour beaucoup de monde ce jour-là.”
Aujourd’hui, le désormais député bruxellois s’inquiète des conséquences que pourrait avoir la guerre entre Israël, les Etats-Unis et l’Iran. Néanmoins, Rudi Vervoort affirme que le centre de crise a été renforcé. “Certaines choses ne se produiraient plus aujourd’hui, comme le temps qu’on a perdu à essayer de suivre l’homme au chapeau (Mohamed Abrini)”, souligne-t-il.
BX1 – Photo : BX1