Le CPAS de la Ville de Bruxelles a recensé 26 incidents violents en 2025
Le CPAS de la Ville de Bruxelles a recensé l’an dernier 26 incidents auxquels son personnel a été confronté : dix agressions verbales, dix agressions physiques et six comportements inadaptés, a indiqué mercredi le président du CPAS, David Weytsman (MR).
“Ce lieu de solidarité ne peut en aucun cas devenir un espace de comportements violents ou excluants, ni pour nos assistants sociaux, ni pour les autres bénéficiaires”, a commenté M. Weytsman.
Selon celui-ci, le Centre Public d’Action Sociale a engagé 40 assistants sociaux supplémentaires pour réduire la pression sur les équipes et améliorer l’accompagnement. Il est en train de renforcer les équipes d’accueil, pour prévenir les faits de violence, mieux orienter les bénéficiaires et désamorcer les tensions.
D’après David Weytsman, chaque agression fait l’objet d’un dépôt de plainte, “sans exception, négociation, ni relativisation possible…. La violence envers un assistant social est une atteinte à l’autorité publique et au fonctionnement de la solidarité…Chaque fait est transmis aux autorités judiciaires et suivi administrativement”.
En outre, lorsqu’un incident grave survient avec une assistante sociale, la personne concernée est immédiatement exclue temporairement de l’antenne sociale. Le suivi est repris par la cellule prévention et médiation. Les entretiens se tiennent dans un environnement sécurisé, avec accompagnement systématique pour restaurer un cadre, poser des limites et, si possible, reconstruire une relation professionnelle respectueuse.
“La solidarité implique aussi des devoirs. Le revenu d’intégration sociale suppose un comportement compatible avec le respect des institutions et du personnel”.
D’après le président, le CPAS n’a jamais appliqué de sanction financière sur le RIS pour ce type de faits. Toutefois, des circulaires récentes ouvrent la réflexion sur des sanctions plus fermes en cas de violences envers les travailleurs sociaux.
M. Weytsman dit avoir demandé qu’on étudie la possibilité de sanctions sur le RIS lorsque le cadre légal le permet, y compris sous forme de retrait partiel dans les cas les plus graves.
Belga