Le Comité citoyen “Non au plan Good Move” n’est pas satisfait : “Un changement de nom ne change pas une philosophie”
“Un changement de nom ne change pas une philosophie.” Le ton est donné. Au lendemain de la présentation de la Déclaration de politique régionale du gouvernement bruxellois, le Comité citoyen Non au plan Good Move estime que la rupture annoncée avec le plan Good Move reste essentiellement sémantique.
Dans un communiqué diffusé vendredi, le Comité prend acte de la volonté affichée de tourner la page d’un plan dont le rejet a été exprimé, selon lui, “sur le terrain comme dans les urnes“. À la lecture du chapitre consacré à la mobilité, il considère toutefois que plusieurs principes demeurent inchangés: maintien de la logique des plans de circulation par mailles, poursuite du principe STOP reléguant la voiture au dernier rang et vision jugée “normative” de la mobilité. “Réduire la taille des mailles ne corrige pas une approche qui a démontré ses limites“, affirme-t-il.
Le Comité souligne en revanche l’intégration d’une participation citoyenne renforcée dans l’élaboration des futurs plans de mobilité. Il y voit une avancée issue des mobilisations de la précédente législature, tout en annonçant qu’il restera vigilant afin que cette participation ne soit pas “un exercice formel“.
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Concernant la Zone de Basses Émissions (LEZ), maintenue avec un allègement du régime de sanctions, le Comité évoque un “recul contraint” sans remise en cause de la logique de fond. Il critique également l’annonce d’une journée sans voiture supplémentaire, estimant que les alternatives en transports publics restent insuffisantes et que certains projets sont suspendus ou reportés.
Enfin, il déplore l’absence d’engagements chiffrés sur le stationnement et confirme qu’il conservera son nom ainsi que celui de son site internet, jugeant qu'”il n’y a aucune raison de participer à un simple exercice de rebranding“.
Belga – Photo : Belga Image