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Gouvernement bruxellois : quelles sont les solutions possibles pour sortir de l’impasse ?

Depuis presque 600 jours, la région bruxelloise est sans gouvernement. Les différents partis n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord et de nombreux vetos ont été déployés depuis juin 2024, date des dernières élections. Anne-Emmanuelle Bourgaux, professeure de droit constitutionnel à l’UMons et à l’ULB, ainsi que Pascal Delwit, professeur de sciences politiques à l’ULB font le point sur les différentes solutions possibles pour sortir du blocage politique.

Le premier veto apparaît le soir même des élections, avec le MR, grand gagnant du côté francophone, qui refuse de négocier ou de former une coalition qui inclut le PTB.

L’un des autres obstacles majeurs des négociations concerne le parti nationaliste flamand. Le PS refuse catégoriquement que la N-VA fasse partie de la coalition bruxelloise. Un point de vue qui n’est pas partagé par Anders, encore appelé Open Vld à cette époque, qui refuse de soutenir une coalition sans la N-VA. Pour Anders, la présence de la N-VA est un point non négociable.

Le troisième veto qu’a connu la Région concerne la coalition de gauche, avec le PS en tête. Vooruit s’est retiré assez rapidement des discussions. Le parti de Conner Rousseau refuse de monter une majorité avec le PTB.

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Pour Pascal Delwit, le cadre institutionnel actuel est dépassé. Il est notamment revenu sur la création de la Région en ajoutant : “Un différentiel en nombre de députés, la parité au gouvernement, la double majorité pour voir advenir le gouvernement, ce n’est plus fonctionnel dans la Région de Bruxelles-Capitale dans un contexte où la fragmentation électorale se poursuit“.

Même son de cloche du côté d’Anne-Emmanuelle Bourgaux : “Il faut revoir la manière de faire, notamment pour cette institution qui est sous respirateur. Il faut vraiment un électrochoc“. Pour la professeure de droit constitutionnel, le président du Parlement doit endosser le rôle de “gentil organisateur“. Elle précise : “Il ne faut pas oublier que c’est le Parlement qui élit le gouvernement. Il faut plus de transparence à la fois sur le calendrier, sur les différentes notes publiées“. Pour elle, la technique du conclave devrait être utilisée : “Il faut que les négociateurs discutent ensemble et qu’ils ne sortent pas de la salle tant qu’il n’y a pas d’accord“.

Après de nombreux vetos, la Région bruxelloise est toujours sans gouvernement. Est-ce que le parti de la Team Fouad Ahidar pourrait finalement être la solution ? L’idée a, en tout cas, été évoquée par certains partis.

Retrouvez tous nos articles dans notre dossier consacré à la formation du gouvernement bruxellois.

■ Interview de Fabrice Grosfilley et Maria Bemba dans Bonsoir Bruxelles

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