Grogne des gardiens : la prison de Saint-Gilles opte pour un service adapté, jusqu’au mois d’octobre

Les représentants syndicaux des agents pénitentiaires de la prison de Saint-Gilles ont décidé, en bonne intelligence avec la direction locale, d’adapter le régime jusqu’au début octobre en fonction du personnel présent, a annoncé Laurent Lardinois, secrétaire régional CGSP. Un mouvement de grogne des gardiens y est en cours depuis mercredi matin et le personnel y limite les mouvements au sein l’établissement afin de travailler en sécurité. Une réunion organisée dans la matinée avec l’administration régionale n’a en effet pas permis de déboucher sur une solution à court terme.

L’adaptation restrictive du régime décidée par les gardiens au matin restera d’application toute la journée. L’acheminement et la préparation des prévenus devant se présenter au palais de justice sous l’escorte de policiers ne sera pas ou presque plus assurée. Les visites et les sorties dans la cour resteront également extrêmement réduites. Les agents répondent cependant toujours aux besoins élémentaires comme la distribution des repas et des médicaments.

Les présentations au palais devraient reprendre leur cours jeudi mais des services resteront aménagés et restreints en fonction du personnel présent. Ces mesures, qui resteront d’application jusqu’à la fin du mois, seront mises en place en essayant de garantir au maximum les droits des détenus et d’assurer des conditions de travail décentes pour les agents pénitentiaires.

La direction régionale n’a pas de proposition à faire dans l’immédiat et elle se limite à nous dire que des engagements sont en cours“, rapporte Laurent Lardinois. “Pour nous, ce n’est pas suffisant. Il nous faut des listes nominatives indiquant qui va commencer quand et, en fonction de ça, on peut adapter notre travail. Pour les engagements hors cadres, l’administration régionale s’est aussi limitée à dire qu’elle fait tout son possible et qu’ils sont en cours.

Selon ce dernier, seuls le syndicaliste socialiste, trois agents hors cadre sont arrivés en renfort en septembre sur les 19 promis en juin par l’administration lors de la signature d’un protocole d’accord. De plus, il manque une trentaine d’agents pour compléter le cadre. La prison de Saint-Gilles vit en outre une situation de surpopulation carcérale, avec environ 850 détenus pour une capacité de 550.

Belga