« Si on a besoin du MR en Fédération Wallonie-Bruxelles, ce sera sans le PS », affirme Olivier Chastel

MR chairman Olivier Chastel talks to the press prior to a council meeting of the French-speaking liberals MR in Brussels, Tuesday 25 July 2017. The chairmen of MR and cdH reached an agreement to form a new Walloon Government. BELGA PHOTO AURORE BELOT

Le président du MR, Olivier Chastel, ne veut pas gouverner avec le PS, ni entrer dans un exécutif minoritaire, indique-t-il vendredi dans le quotidien Le Soir, alors que plusieurs hypothèses circulent pour la formation d’une coalition en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Olivier Chastel s’oppose notamment dans cette interview à un gouvernement francophone réunissant tous les partis au pouvoir en Wallonie et à Bruxelles (MR-PS-cdH et DéFI), comme devrait prochainement le proposer le président de DéFI, Olivier Maigain. Olivier Chastel est par ailleurs très clair concernant sa position par rapport au PS. « Si on estime qu’on a besoin de nous, ce sera sans le PS », affirme-t-il, ajoutant avoir « très peu apprécié » une sortie du socialiste André Flahaut qui a qualifié la rupture par Benoît Lutgen des coalitions PS-cdH « d’anti-démocratique ».

« Nous ne sommes fermés à rien »

« Je ne m’inscrirai pas pour remettre le PS en selle à la Fédération. Pour les 18 mois de législature qui restent, et après avoir été écarté par le PS en 2014, je ne participerai pas à un gouvernement avec eux », martèle M. Chastel. « Si un gouvernement sans le PS n’est pas possible, on en tirera les conséquences, au risque qu’un exécutif sans véritable majorité voie le jour. »

Le chef de file des libéraux ne se dit « fermé à rien », mais admet que l’idée d’un gouvernement minoritaire n’a pas ses faveurs. « C’est un mode de fonctionnement particulièrement délicat. Les francophones méritent un vrai projet et un gouvernement soutenu par une majorité parlementaire. Nous sommes disponibles, mais pas à n’importe quelles conditions », commente-t-il, appelant le cdH et DéFI à négocier avec son parti un « projet francophone ».

Belga, photo Belga/Aurore Belot

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18 août 2017 - 10h54