Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées ce jeudi

VIEUX_PHOTOCe jeudi marque la 12e Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées. En Europe, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que 5% des plus de 65 ans et 15% des plus de 75 ans en seraient victimes, rappelle « Respect Seniors », l’Agence wallonne de lutte contre la maltraitance des personnes âgées. Elle organise pour l’occasion une journée d’étude sur la problématique à Charleroi.

« Flagrante ou non, la maltraitance des aînés est multiforme (psychologique, physique, financière, civique ou due à des négligences) et ses conséquences peuvent être multiples (sentiment d’abandon, dépression, suicide, culpabilité, peur, dégradation de l’état de santé, séquelles physiques, etc.) », explique l’ASBL. « Qu’elle soit intentionnelle ou non, elle se produit aussi bien à domicile – dans près de trois quarts des cas – que dans des institutions comme les maisons de repos ou les hôpitaux. »

Selon les statistiques 2016, « Respect Seniors » a enregistré 3.470 contacts pour des situations supposées de maltraitance et 2.222 demandes en lien avec ses actions de prévention. Dans 43% des cas, c’est l’entourage de la personne âgée qui se tourne vers l’agence wallonne, alors que l’aîné fait lui-même les démarches dans 23% des cas.

Le groupe d’âge le plus touché est celui des 80 et plus (28%) et de nombreuses femmes sont décrites comme étant victimes de maltraitance (65%).

Plus de 60% des aînés concernés par la problématique vivent à domicile, contre 29% en institution. « La répartition au niveau des chiffres ne signifie pas que la maltraitance est moins présente en institution qu’à domicile mais cela indique peut-être que les aînés vivant en institution sont moins informés ou moins capables de faire les démarches », précise « Respect Seniors ».

Les auteurs de maltraitance sont souvent des membres de la famille (60% des cas), notamment les enfants (37%). Quant aux formes de mauvais traitements, il s’agit principalement de maltraitances psychologiques (32%) et financières (21%), auxquelles peuvent s’ajouter des maltraitances civiques (15%), physiques (14%) ou dues à des négligences (17%).

En parallèle à l’écoute et l’accompagnement, les intervenants psychosociaux de « Respect Seniors » ont animé 197 séances d’information, de sensibilisation et/ou de formation pour un public total estimé à quelque 4.600 personnes (professionnels, étudiants, aînés, …).

(Belga)

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15 juin 2017 - 07h04