Greenpeace mesurera pendant un mois la qualité de l’air dans une dizaine d’écoles bruxelloises

Greenpeace analysera pendant un mois la qualité de l’air intérieure dans 257 écoles primaires réparties dans toute la Belgique, dont une dizaine en région bruxelloise, à l’aide de tubes de mesure placés à trois endroits, soit au-dessus de la porte d’entrée, dans la cour de récréation et dans une salle de classe, annonce lundi dans un communiqué l’organisation de protection de l’environnement.

Ce mois de mesure prend place alors que le Conseil supérieur de la Santé rappelle, dans un avis publié lundi, que l’impact potentiel d’une exposition aux polluants intérieurs sur la santé est reconnu depuis plusieurs décennies.

“Notre pays n’a pas bonne réputation quand on parle de qualité de l’air”, souligne Joeri Thijs, expert en Qualité de l’air et Mobilité chez Greenpeace Belgique, “certainement concernant le dioxyde d’azote (NO2). Et nos enfants sont plus vulnérables quant à l’impact de cette pollution sur leur santé.”

Selon Greenpeace, les études en la matière montrent en effet chez les enfants des risques plus élevés de cancer, de maladie cardio-vasculaire, d’asthme et de manque de concentration à l’école en cas d’inhalation d’air pollué. Les tubes, qui seront placés dès ce mardi dans les établissements scolaires, sont les mêmes que ceux utilisés par les autorités pour réaliser leurs propres mesures complémentaires sur le dioxyde d’azote. Ils resteront en place jusqu’au 12 décembre avant d’être renvoyés à Greenpeace et analysés pendant trois mois. Les résultats seront ensuite transmis à chaque école.

“Les mesures des régions sont incomplètes”

L’organisation non gouvernementale espère de la sorte obtenir un aperçu plus précis de la problématique de la pollution de l’air. “Les mesures réalisées par les gouvernements régionaux sont incomplètes. Or, des mesures représentatives de la réalité sont nécessaires pour lutter contre ce problème et y trouver des solutions. Une solution qui passera immanquablement par une mobilité plus verte et respectueuse des enfants”, indique Joeri Thijs.

Dans un avis publié lundi, le Conseil supérieur de la Santé reconnaît la nécessité de disposer de données nationales harmonisées sur le sujet. Alors que dans nos régions, la population passe en moyenne 85% de la journée dans des lieux fermés, la mauvaise qualité de l’air intérieure est une préoccupation de santé publique de premier plan, relève-t-il.

Avec Belga – Photo : Belga

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13 novembre 2017 - 12h10