Fusion UCL – Saint-Louis : les recteurs défendent leur rapprochement

Les recteurs respectifs des universités de Louvain (UCL) et Saint-Louis (USL-B) ne “comprendraient pas” un “traitement discriminant” par rapport aux hautes écoles de la part du monde politique, qui est amené à entériner la fusion des deux établissements, ont-ils indiqué vendredi lors d’une conférence de presse. Jeudi, les instances décisionnaires des deux universités ont scellé la création de la nouvelle entité, baptisée UCLouvain, via des votes du conseil d’administration d’une part, et de l’assemblée générale de l’autre.

Le rapprochement entre l’UCL et Saint-Louis est un “projet positif avec une plus-value majeure pour les deux établissements”, a souligné Pierre Jadoul (photo, à droite), recteur de l’USL-B. Il n’est dirigé ni contre un décret (Paysage), ni contre une autre université (l’ULB), a-t-il martelé. Avec la fusion, “les collaborations existantes vont se renforcer dans l’intérêt de tous les acteurs des deux universités”, a poursuivi son homologue de l’UCL, Vincent Blondel (photo, à gauche).

Le mariage permettra notamment de favoriser la mobilité des étudiants, de parvenir à une plus grande complémentarité au niveau de la recherche, de mutualiser des moyens, de disposer d’un fort ancrage bruxellois ou encore d’avoir une plus grande visibilité à l’international, se sont félicités les recteurs. La balle est désormais dans le camp du politique. “Nous ne demandons ni financement, ni habilitation supplémentaire”, a souligné M. Blondel. Le mariage est “cohérent et s’inscrit dans le contexte du décret Paysage puisqu’il y aura cinq universités et plus six, et cinq pôles. Les fusions récentes de hautes écoles ont été largement soutenues par le ministre (Marcourt). Nous ne comprendrions pas un traitement discriminant. Nous voulons simplement continuer à faire notre métier.” (Belga)

  • Reportage de David Courier et Manon Ughy

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19 mai 2017 - 17h05