Rapport McLaren sur la Russie – Vitali Smirnov à la tête de la future commission russe consacrée au dopage

Vladimir Poutine a assuré vendredi que le dopage n’a pas sa place dans le sport russe, alors que le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait confirmé la veille la décision de l’IAAF, la fédération internationale d’athlétisme, de bannir les athlètes russes des prochains JO. « La position officielle du pouvoir russe, à la fois du gouvernement et du président, de nous tous, se résume à ce qu’il n’y a pas et ne peut y avoir de place pour le dopage dans le sport », a-t-il déclaré lors d’une réunion avec son cabinet ministériel. Le président a d’ailleurs appelé à la création d’un organisme indépendant, une « commission publique indépendante » centrée sur la question du dopage.

Un membre honoraire du Comité international olympique, Vitali Smirnov, 81 ans, a indiqué dans la soirée qu’il acceptait de diriger cette commission. Il a travaillé pendant 45 ans au CIO et été à la tête du Comité olympique de l’URSS, puis de Russie dans les années 1990. Il a prôné « un sport propre », lors d’un point de presse avec le président du ROC, Alexandre Joukov, en soulignant qu’il fallait « régler le problème du dopage une fois pour toutes ».

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n’a pas manqué de souligner vendredi « espérer » que le CIO laisserait les sportifs russes propres participer aux JO de Rio, du 5 au 21 août. L’organe international a annoncé vendredi matin que 45 échantillons supplémentaires des JO de Pékin 2008 et Londres 2012 ont été testés positifs, après de nouvelles analyses. Dimanche, le CIO pourrait annoncer une éventuelle exclusion totale de la Russie des Jeux de Rio, à la suite des révélations du rapport McLaren sur le « dopage d’Etat » mis en place durant des années dans ce pays.

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22 juillet 2016 - 19h05