Pacte pour un enseignement d'excellence – Toujours inquiète, la CSC-Enseignement accepte néanmoins de poursuivre les discussions

Après les syndicats libéraux et socialistes, les instances de la CSC-Enseignement se sont dit prêtes lundi soir à poursuivre les négociations autour du Pacte pour en enseignement d’excellence, tout en restant très critique envers le plan de réforme. « La plupart des inquiétudes, des doutes, des oppositions, exprimés suite à la diffusion (en décembre dernier, ndlr) de l’avis 3 du Pacte et notre position de fond demeurent. A ce stade, il n’y a toujours pas de confiance et d’adhésion suffisantes aux réformes envisagées », indique le syndicat dans un communiqué.
Mais après les engagements reçus du gouvernement début mars en matière du maintien du volume global d’emplois, de financement des réformes, de la charge de travail, etc., le syndicat a néanmoins décidé lundi de poursuivre les négociations sur la mise en oeuvre des réformes.
« Le travail est en effet loin d’être terminé. Dans le cadre des négociations, nous veillerons prioritairement à préserver et à concrétiser les acquis de la négociation, à défendre les conditions de travail des personnels, à relayer et à soutenir les positions de nos affiliés, à exiger des textes précis avec des objectifs progressistes et réalistes, à défendre des mesures destinées, à augmenter la mixité sociale et à lutter contre le quasi marché scolaire ainsi qu’à défendre les différents niveaux d’enseignement et leurs spécificités », souligne la CSC-Enseignement.
Cette prise de position du syndicat chrétien boucle les consultations menées ces deux dernières semaines par les différents syndicats enseignants après l’accord, début mars, autour d’une nouvelle mouture des conclusions du Pacte.
Celles-ci peuvent donc être transmises au gouvernement de la Fédération qui devrait évoquer ce sujet lors de sa prochaine réunion de gouvernement, mercredi matin.
Fruit de plus de deux ans de réflexion et négociations entre les différents acteurs de l’enseignement, le Pacte d’excellence vise à rendre l’école francophone plus performante et moins inégalitaire à l’horizon de 2030.

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20 mars 2017 - 20h05