Mondiaux de cyclisme – La chaleur divise le peloton et pourrait réduire la course dimanche

La chaleur régnant au Qatar ne fait pas l’unanimité parmi les participants aux Mondiaux de cyclisme sur route. Dimanche, à l’occasion du contre-la-montre Alexander Kristoff l’a jugée supportable. Victor Campenaerts ne s’en est pas plaint non plus. En revanche, les Espoirs et les dames ont trouvé celle-ci insupportable sur et autour de The Pearl. Si elle persiste, elle pourrait comme le prévoit le règlement de l’UCI contraindre les organisateurs à réduire la distance de l’épreuve en ligne. Lundi, le mercure est monté jusqu’à 37 degrés. Mardi et mercredi, les prévisions annoncent 38 degrés. Dimanche, jour de la course pour élites messieurs, elle ne devra pas dépasser 33 degrés.
L' »Extreme Weather Protocol » sera suivi à la lettre par les organisateurs qui évalueront les conditions chaque jour avant de prendre une décision.
Le directeur sportif d’Etixx-Quick Step, Wilfried Peeters estime que 257 km seront peut-être de trop. « C’est vraiment limite. On peut le voir à l’entraînement. 230 km me semblent supportables, pas plus. »
Peeters propose de ne pas changer la partie dans le désert mais de réduire les tours de circuit de 7 à 5. « De cette manière on ne modifie pas fondamentalement le déroulement de la course. Il est toujours possible de faire la différence dans le désert avec d’éventuelles bordures. »
L’Allemand Marcel Kittel, un des grands favoris, a aussi son opinion. « Si je crains la chaleur ? Oui. Il fait chaud. On ne peut pas le nier. Nous le savions quand on a su que le Mondial aurait lieu au Qatar.Une bonne préparation est déjà la moitié du travail. Il y a par ailleurs une grande différence entre la chaleur sèche et la chaleur humide. Les premiers jours, l’air était très sec ici. C’est moins pénible que la chaleur humide. Elle apporte plus de stress au corps, empêche la chaleur de quitter le corps et provoque plus de risque de déshydratation. »
« C’est aussi aux coureurs de faire pression si c’est nécessaire. La chaleur n’est pas une surprise ici. Le Mondial a lieu dans un désert. Quand on arrive au Ventoux, on sait qu’il y aura du vent. Il faut donc avoir un plan B. J’espère qu’une alternative est prévue au cas où dimanche. S’il fait très chaud et si nous devons effectuer la totalité de la distance, alors nous aurons besoin de davantage d’ambulances dans la course », estime encore Kittel.

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10 octobre 2016 - 17h25