Le SNI demande la fin des contrôles de boîtes noires auprès des boulangers et bouchers

Le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) demande au gouvernement fédéral de « cesser les contrôles et la distribution éventuelle d’amendes auprès des boulangers et bouchers qui devraient en principe avoir une caisse enregistreuse, tant que les flexi-jobs n’ont pas été introduits dans ces deux secteurs », indique-t-il dans un communiqué publié samedi. Selon le syndicat des indépendants, près de 1.000 boulangers et 500 bouchers, qui fournissent des services de restauration et de traiteur, sont pour le moment obligés de se servir d’une caisse enregistreuse, censée débusquer la fraude sociale.
« Par contre, ils ne peuvent pas bénéficer du régime avantageux des flexi-jobs », déplore le SNI. Le syndicat rappelle que le gouvernement, par la voix de son secrétaire d’Etat à la Lutte contre la fraude sociale, avait promis il y a plus d’un an qu’il introduirait les emplois flexibles dans le commerce de détail.
« Le gouvernement fédéral a toujours affirmé que la caisse enregistreuse serait introduite dès que des mesures compensatoires, comme les flexi-jobs, seraient instaurées. Mais ceci n’est apparemment pas le cas pour les boulangers et bouchers. C’est injuste et nous avons ras-le-bol de cette situation », s’insurge la présidente du SNI, Christine Mattheeuws.
Entre-temps, les premiers boulangers et bouchers sans caisse enregistreuse reçoivent des amendes. « En cas de première infraction, l’amende s’élève à 1.500 euros, la deuxième est de 3.000 euros et chaque infraction suivante coûtera 5.000 euros », précise le SNI.
Depuis le 1er décembre 2015, toute personne qui travaille au moins à 4/5e peut gagner des revenus complémentaires sans limites, net de contributions, dans l’horeca grâce à un flexi-job. Il s’agit d’une mesure compensatoire de la caisse enregistreuse.

Partager l'article

24 juin 2017 - 09h45