Le nouveau "Ben-Hur" déboule au cinéma

Les nouvelles versions de classiques du cinéma se multiplient, avec un succès plutôt mitigé. Les studios Paramount ont relevé le défi avec le plus gros des mastodontes hollywoodiens: le péplum « Ben-Hur ». Et, à l’instar des resucées estivales de « S.O.S Fantômes » et du « Livre de la Jungle » qui n’ont pas séduit les foules, les experts du secteur s’attendent à ce que le prince de Judée conducteur de char de course n’attire pas les spectateurs à sa sortie nord-américaine vendredi.

Aucune star en tête d’affiche et des critiques peu engageantes pour cette quatrième adaptation sur grand écran du roman éponyme de l’Américain Lewis Wallace (1880).

Le magazine Variety a qualifié le remake du réalisateur kazakh Timur Bekmambetov de « vaseux et lourdingue », tandis que de nombreux médias l’ont surnommé « Les chariots de ratés » ou « Les chariots embourbés », dans un jeu de mots avec le titre « Les chariots de feu ».

Le défi est de taille: outre l’inconfort de refaire ce qui a déjà été fait, ce « Ben-Hur » 2016 doit tenir la comparaison avec celui de William Wyler sorti en 1959, véritable phénomène dans l’histoire du cinéma.

« Lorsque vous êtes face à ça, vous devez +surperformer+ à tous les niveaux et, au bout du compte, faire un meilleur film pour séduire le public », a commenté Jeff Bock, spécialiste du box-office auprès de la société Exhibitor Relations.

Il anticipe des recettes de 20 millions de dollars au mieux pour le week-end d’ouverture, chiffre assez décevant.

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19 août 2016 - 08h00