Le dessin de presse loin d'être épargné par les atteintes à la liberté de la presse

« Que leurs dessins touchent la politique, l’économie, le sport ou encore la religion, les caricaturistes sont confrontés aux mêmes menaces que les journalistes de presse, de radio et de télévision qui couvrent des sujets sensibles », rappelle mardi Cartooning for Peace, en cette veille de journée mondiale de la Liberté de la presse. Dans son premier rapport sur la situation dans le monde, le réseau pointe neuf cas particulièrement inquiétants, dont celui de la Russie et de la Turquie. En dix années d’existence, c’est la première fois que le réseau né au siège des Nations unies et qui compte désormais 162 dessinateurs de 58 pays s’adonne à l’exercice d’état des lieux. Un constat peu reluisant mais essentiel car les dessinateurs sont « les témoins uniques de l’actualité et de véritables baromètres de la liberté d’expression », rappelle Cartooning for Peace. « Ils encourent des menaces qui nous renseignent sur l’état de la démocratie dans les périodes d’insécurité et de troubles », et actuellement « dans un contexte d’aggravation des atteintes à la liberté d’expression ».
Parmi les principaux points noirs, le réseau pointe les situations en Equateur, au Venezuela, au Kenya, en Inde, en Malaisie, mais aussi bien plus proche en Turquie, Egypte, Russie ou encore Jordanie.

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02 mai 2017 - 21h20