Le cinéaste iranien Keywan Karimi en liberté conditionnelle

Le cinéaste iranien Keywan Karimi, condamné à 223 coups de fouet et un an de prison ferme pour avoir réalisé un documentaire sur les graffitis politiques des murs de Téhéran, a été placé en liberté conditionnelle, annonce dans un communiqué la Maison des Auteurs, siège entre autres de la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques), de la SCAM (Société civile des auteurs multimédia) et de la SOFAM (Société d’auteurs dans le domaine des arts visuels). Incarcéré depuis novembre 2016, Keywan Karimi, musulman sunnite de 31 ans originaire du Kurdistan iranien, avait été dans un premier temps condamné à six ans de prison et 223 coups de fouet en octobre 2015 pour « insulte contre les valeurs sacrées » et « propagande contre le régime », une peine ramenée à un an de prison et 223 coups de fouet début 2016.

« Après avoir fait 5 mois de prison, il a été libéré ce 19 avril 2017, sur la décision de la Cour d’appel. Il reste toutefois sous contrôle judiciaire, jusqu’à fin octobre 2017 », souligne le communiqué. « Avec les nombreux acteurs qui se sont mobilisés, la SACD et la Scam espèrent qu’il retrouvera une pleine liberté le plus rapidement possible, et se tiendront toujours du côté des auteurs et de la liberté d’expression. »

Son documentaire « Writing on the City », qui porte sur les graffitis et messages inscrits sur les murs de Téhéran depuis la révolution de 1979 jusqu’aux mouvements de 2009, n’a jamais été projeté en Iran.

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03 mai 2017 - 01h25