JO 2016 – Tom Goegebuer profite enfin des effets du dopage … des autres

Dernier appelé des 106 sélectionnés du Team Belgium, l’haltérophile Tom Goegebuer a débarqué lundi soir à Rio, à peine un peu plus de cinq jours avant sa compétition dans la cité carioca. Mercredi, le TAS de Lausanne a levé la dernière petite incertitude sur sa participation en rejetant l’appel de la suspension des Russes pour dopage. Une suspension qui permet à Newtom (son surnom, il est physicien dans la vie) de venir disputer au Brésil ses 3es Jeux. « Le dopage est un problème énorme dans notre sport. Avec, en plus, tous ces cas positifs lors des ré-analyses. L’an dernier aux Mondiaux, il y a eu 27 contrôles positifs. Je pense donc qu’il n’est que justice que j’aie ma place. La Russie n’est pas le seul pays où on se dope. Il y a eu 27 cas positifs de dopage au Kazakhstan en 4 ans! Et ce pays peut participer. Je comprends la frustration des Russes. Donc, je pense que la suspension des Russes est normale mais il faudrait aller encore plus loin à l’avenir. »
En ce qui concerne le présent, ce repêchage de dernière minute n’est pas idéal. « Avec toutes les formalités d’accréditation et le temps d’aller manger il était 1h30 du matin quand je me suis couché. Avec le décalage horaire je suis évidemment fatigué. J’ai encore le temps de récupérer mais cela prend plus de temps, je suis plus âgé. Ce n’est pas évident à combiner avec le régime nécessaire pour atteindre mon poids (56 kg). Mardi soir, il me restait encore 2,5 kg à perdre et ce matin un peu moins environ 2,2 kg. Mais quand on n’a plus de graisse à perdre c’est dans l’énergie qu’il faut puiser. Ce qui a pour effet que je me sens fatigué. Ce n’est évidemment pas la préparation idéale, ce long voyage (il était parti en Italie pour oublier les Jeux, avant d’apprendre qu’il était repêché) combiné à la diète.
« Cela ne m’inquiète pas, même si j’aurais préféré que la préparation soit meilleure.Je vais donc prendre la compétition comme elle vient, ne pas me mettre trop de pression, et souvent c’est là qu’on réalise ses meilleures compétitions. Ce n’est pas parce que l’on se montre ambitieux, que l’on réussit forcément. Au niveau des performances, cela devient depuis quelques années plus difficile. Ici, si je suis 14e, je ne vais pas prendre un risque pour espérer terminer 13e et finir finalement 16e. »
« L’entraînement s’est bien passé les dernières semaines. Evidemment, je ne suis plus en mesure de battre mes records (254 kg au total, 116 à l’arraché, 140 à l’épaulé-jeté) », reconnaît l’homme e 41 ans.
Vingtième aux derniers championnats du monde de Houston en novembre, il ne peut ambitionner une place de finaliste. Son espoir est de tirer 241 kg au total des deux mouvements comme lors de l’Euro en avril où il avait pris la 6e place.

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04 août 2016 - 00h20