JO 2016 – Le Team Belgium s'enflamme lors de Jeux sans flamme et sans fans

Rio de Janeiro a rempli son contrat. Les crises diverses et multiples n’ont pas empêché le bon déroulement des Jeux Olympiques d’été de la XXXIe Olympiade. L’ambition dantesque tous les quatre ans d’organiser l’équivalent de 42 championnats du monde dans 28 sports différents en 16 jours a été réalisée. Les retards dans les travaux, les problèmes budgétaires et les menaces extérieures en termes de sécurité et de santé n’ont pas entravé le plus grand événement organisé à l’échelle de la planète. Les infrastructures sportives ont répondu à l’attente.
Est-ce à dire que Rio restera comme un des plus grands moments dans l’histoire des Jeux? Sans doute que non. Il a manqué une flamme à ces JO.
A commencer par la flamme olympique. Venue d’Olympie, elle a traversé tout le pays, est apparue lors de la cérémonie d’ouverture puis a été invisible sur les sites de compétition.
Les Jeux ont aussi manqué de flamme en termes de ferveur. A l’exception des compétitions où les Brésiliens s’alignaient et s’illustraient, le public était très dispersé sur les gradins et l’ambiance parfois feutrée. Et quand il y avait de la ferveur, elle était teintée d’un esprit partisan parfois contraire aux valeurs olympiques.
Les Jeux, c’est aussi une ambiance hors des stades, le plaisir, la joie de côtoyer des gens venus du monde entier. Les étrangers étaient peu nombreux. Derrière les arènes sportives, le décorum était réduit au minimum. Des kilomètres de barrières qui auraient dû être recouvertes de bâches aux couleurs chatoyantes des Jeux, s’alignaient nues, laissaient apparaître les reliquats des chantiers à peine achevés. Certains trouvaient tout cela même anxiogène.
Aucun scandale de dopage majeur n’a éclaboussé la quinzaine sportive. Seule l’arrestation de Patrick Hickey, président des Comités Olympiques Européens (COE) et membre du comité exécutif du CIO, soupçonné d’avoir revendu illégalement des billets d’entrée, et la fausse agression inventée par des nageurs américains, ont entaché ces Jeux.
Le « Team Belgium », devenu l’appellation officielle de la sélection olympique belge depuis mai 2015, s’est lui enflammé lors de ces premiers Jeux de l’histoire en Amérique du Sud. Six médailles: deux en or, deux en argent et deux en bronze. Un bilan identique à celui des Jeux d’Atlanta, en 1996, il y a 20 ans. Il avait été espéré, il y a quatre ans à Londres, où il s’était limité à 3 médailles (une en argent et deux en bronze). L’ambition du Comité Olympique et Interfédéral Belge était dès lors plus modeste cette année. Il se situait entre trois et cinq médailles.

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21 août 2016 - 22h15