Gouvernance publique – "L'éthique doit être chevillée au corps des socialistes" (Marcourt)

Le ministre wallon de l’Économie, le Liégeois Jean-Claude Marcourt (PS) fait part de son « immense tristesse » dans la foulée des révélations du dossier Publifin/Nethys, dans des entretiens accordés au Soir et à L’Echo samedi. « Je suis triste de constater que malgré beaucoup de réformes, il y a encore eu une faille. Le fait que cette faille
vienne de ma région m’attriste encore plus. Je suis triste pour les 3.000 familles qui vivent de Nethys parce qu’aujourd’hui, l’opprobre vise tout le monde et il est difficile voire impossible de défendre la structure tant l’onde de choc est importante », commente M. Marcourt dans Le Soir. Le ministre relève encore « qu’on a raison de cibler ce parti (socialiste, ndlr) parce que l’éthique doit être chevillée au corps des socialistes ».
Evoquant l’avenir du groupe Publifin/Nethys, M. Marcourt est d’avis que son cadre juridique sous forme d’intercommunale « n’est plus le cadre adéquat ». « Il faut garantir son statut public mais lorsqu’on se trouve avec une entreprise qui est passée de 500 millions de valeur à 3 milliards aujourd’hui, active dans le secteur économique concurrentiel, son statut d’intercommunale classique n’est pas adapté. Il faut un statut qui permette à cette entreprise de se développer », affirme-t-il dans L’Echo.
Le ministre socialiste évoque même qu’une partie de Nethys puisse entrer en bourse. « Mettons, pourquoi pas, une partie en Bourse si on veut des règles de transparence. Mais au-delà de cette évolution capitalistique, le plus essentiel est d’avoir un cadre juridique qui lui soit adapté ».

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28 janvier 2017 - 07h25