France: violente explosion au gaz dans la banlieue de Paris, cinq blessés

Cinq personnes ont été blessées vendredi, dont deux grièvement, après une violente explosion due à une fuite de gaz qui a soufflé un immeuble de trois étages de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), dans la banlieue ouest de Paris en France. L’explosion s’est produite peu après 14h30 dans un immeuble d’habitation occupé au rez-de-chaussée par une sandwicherie, entraînant un incendie qui a pu être maîtrisé en moins d’une heure.
Une centaine de pompiers ont été dépêchés sur place, ainsi que des équipes du Samu. Une équipe cyno-technique, avec plusieurs chiens qui ont cherché à retrouver d’éventuelles victimes, ainsi qu’une équipe de sauvetage en milieu urbain, sont également intervenues.
Un homme qui résidait au 3e étage et un agent gazier de GRDF ont été grièvement blessés et trois autres victimes ont été blessées plus légèrement par le souffle de l’explosion, a rapporté sur place un porte-parole des pompiers de Paris, le capitaine Guillaume Fresse.
Les enquêteurs ne pouvaient affirmer en fin d’après-midi s’il y avait un lien de cause à effet entre la présence de l’agent GRDF sur place – dont on ignore à quel étage il se trouvait – et l’explosion.
Deux des blessés ont pu s’extraire par eux-mêmes des décombres, selon une source policière.
Un très important périmètre de sécurité a été mis en place autour du sinistre, situé route de la Reine, une artère résidentielle et commerçante qui mène à Paris, tandis que médias et riverains étaient tenus à l’écart.
Les immeubles voisins ont été entièrement évacués, les fenêtres ayant été soufflées par l’explosion, a précisé le capitaine Fresse qui prévoyait une « opération de longue durée » pour déblayer tous les gravats.
En milieu d’après-midi, des fumées s’échappaient toujours du logement du 2e étage, dont la façade a été partiellement détruite. Le troisième étage s’est totalement effondré et seules quelques cloisons subsistaient, a constaté un journaliste de l’AFP.
Les équipes de sauvetage urbain procédaient à l’évacuation d’innombrables gravats peu après 18h00, alors que de nombreux riverains ne pouvaient toujours pas regagner leur domicile.

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20 janvier 2017 - 19h30