De Wever fond en larmes lors d'une interview radio évoquant le décès de son père

Le président de la N-VA, Bart De Wever, n’a pu retenir son émotion, dimanche, lors d’une interview à la radio publique flamande où la disparition de son père, mort d’un cancer, était évoquée. Invité de l’émission d’entretien « Touché », le bourgmestre d’Anvers a éclaté en sanglots lors d’un passage consacré au décès de son père, dont il n’a pu prendre congé comme il l’aurait souhaité. « C’est quelque chose que j’aimerais pouvoir refaire autrement, mais c’est impossible », a-t-il confié avant d’être submergé par l’émotion.

Interrogé également sur son adolescence, le président des nationalistes flamands a confié avoir eu une puberté difficile. « J’ai eu beaucoup de difficultés à trouver ma propre identité. J’ai eu beaucoup de mal avec moi-même durant deux ans, mais j’ai fini par m’en sortir. J’avais des pensées sombres, et aussi des idées suicidaires. C’était très concret dans ma tête de jeune de 18 ans, mais je ne suis bien sûr pas passé à l’acte ».

Après l’éviction des députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters la semaine dernière, certains observateurs ont dénoncé l’attitude dictatoriale de M. De Wever, comparé parfois à Staline. « J’aimerais l’être un peu plus », a-t-il répliqué. « Si j’avais été stalinien, il y a un an déjà que j’aurais donné le coup de grâce, et tout cela se serait produit en silence ».

Contrairement à l’image qu’il peut dégager, le président de la N-VA est quelqu’un qui doute et hésite énormément, a-t-il expliqué. « Parfois, on voit arriver un accident bien à l’avance. Et je suis celui qui va tout faire pour l’éviter, et quand l’accident se produit malgré tout, le résultat est encore plus grave car j’ai tergiversé trop longtemps. Je crois que cela correspond très fidèlement ce qui s’est passé la semaine dernière ».

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25 septembre 2016 - 15h55